Il y a bien des enlèvements à Madagascar et certains sont suivis de meurtre. Et les autorités travaillent pour y mettre fin, assure le Colonel Michaël Randrianirina. “Les militaires, gendarmes et policiers ne dorment pas. Ils travaillent jour et nuit”, assure le chef de l’Etat durant sa rencontre avec la diaspora malgache au Caire, en Egypte, mardi soir. Il estime cependant que toutes les disparitions ne sont pas causées par des enlèvements. “Même les suicides sont présentés comme étant un meurtre sur les réseaux sociaux”, déplore-t-il.
A l’entendre, les disparitions sont souvent amplifiées sur les réseaux sociaux, soit par des faux comptes créés dans le but de déstabiliser le pays et de créer la psychose, soit par de simples citoyens qui se laissent tromper par ces actes malveillants. Il dénonce notamment certains hommes politiques qui paient des jeunes chômeurs pour alimenter la peur sur les réseaux sociaux. “Si vous les suivez, vous leur donnez raison parce que c’est la réaction qu’ils attendent”, martèle-t-il.
Bien qu’il insiste sur un climat de psychose délibérément instauré par des factions politiques d’opposition, le chef de l’Etat reconnaît l’existence de cas d’enlèvements suivis de meurtres. Il assure que ces cas relèvent de rites sacrificiels liés à des superstitions. Mais “nous travaillons à y mettre fin, et ceux qui s’y adonnent seront attrapés tôt ou tard”, assure-t-il, donnant quelques exemples d’arrestations et de poursuites déjà engagées. Il regrette juste que les forces de défense et de sécurité de Madagascar ne soient pas suffisamment équipées pour pouvoir intervenir avec célérité.















