Améliorer les plantations existantes et développer de nouvelles surfaces sur 100 000 hectares dans la région Atsinanana et les Hautes Terres centrales. C’est l’un des principaux axes retenus par le gouvernement pour relancer la filière café au cours des dix prochaines années. L’objectif, selon le ministère de l’Agriculture et de la souveraineté alimentaire, est de satisfaire la demande locale et de reprendre les exportations.
Avec la réhabilitation des plantations existantes et l’extension des surfaces cultivées, le gouvernement entend renforcer la promotion de la culture et de la production de café, souligne le ministre Gaëtan Ramindo. L’utilisation de semences de meilleure qualité et plus performantes figure parmi les stratégies envisagées pour améliorer la production. Le ministère prévoit également d’étudier des possibilités de collaboration avec le secteur privé afin d’accompagner la relance et le développement de la filière.
“Ces cafés devront approvisionner le marché intérieur et nous permettre également de nous positionner sur le marché de l’exportation”, poursuit-il. La hausse des cours du café sur le marché international est notamment présentée comme une opportunité d’améliorer les revenus et les conditions de vie des agriculteurs.
La production malgache de café est passée de jusqu’à 80 000 tonnes par an dans les années 1980-1990 à moins de 20 000 tonnes aujourd’hui, soit une baisse de plus de 75 %. Madagascar, qui figurait parmi les principaux exportateurs africains, ne parvient plus à exporter comme auparavant et doit même importer des grains pour approvisionner son marché intérieur.















