Antananarivo, 19 Juin, 17h45 – C’est désormais officiel. La Banque mondiale, via l’Association internationale de développement (IDA), vient d’approuver le financement de la deuxième opération de politique de développement (DPO) en faveur de Madagascar. Cette nouvelle tranche, d’un montant de 100 millions de dollars, comme la précédente, est destinée à appuyer les réformes engagées dans les secteurs des télécommunications, de l’énergie et des mines, précise l’institution de Bretton Woods dans un communiqué publié mercredi.
Une part importante de ce soutien budgétaire est destinée à renforcer la Jirama, afin d’améliorer la fiabilité et l’accessibilité de l’électricité dans le pays, souligne Atou Seck, représentant de la Banque mondiale à Madagascar. À travers ce financement et d’autres projets en cours, l’institution entend intensifier son appui à l’élargissement de l’accès à l’énergie.
Atou Seck rappelle que “l’accès à l’électricité reste un frein majeur au développement de Madagascar”. Les coupures fréquentes perturbent la vie quotidienne des ménages et entravent l’activité des entreprises. Selon lui, “avec une électricité stable et un meilleur accès au numérique, Madagascar pourra stimuler sa croissance, créer des emplois et bâtir un avenir plus résilient”.
Pour obtenir ce deuxième DPO, les autorités malgaches ont dû entreprendre plusieurs réformes dans le secteur de l’énergie. Cela inclut l’adoption de décrets concernant la gouvernance de la Jirama : sa forme juridique, la composition de son conseil d’administration, la gestion interne ou encore les procédures de recrutement. Des mesures ont également été prises concernant la mise en œuvre du Plan de développement à moindre coût (PDMC) et le développement de l’autoproduction d’électricité.
D’après la ministre de l’Économie et des finances, Rindra Rabarinirinarison, l’État doit mettre en œuvre au moins 18 actions prioritaires dans les domaines du numérique, de l’énergie, de la gouvernance fiscale et de la gestion des finances publiques pour bénéficier pleinement de cet appui. Ce soutien vise à accompagner des réformes ambitieuses pour libérer le potentiel économique du pays, affirme-t-elle.















