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	<title>Archives des Tribune libre | 2424.mg - L&#039;actualité à Madagascar en temps réel</title>
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	<title>Archives des Tribune libre | 2424.mg - L&#039;actualité à Madagascar en temps réel</title>
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		<title>La Grande tendance au rapprochement entre les Chinois des deux rives du détroit de Taiwan est irrésistible </title>
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		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 26 Apr 2026 02:06:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le 10 avril, Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a rencontré Mme CHENG Li-wun, présidente du parti chinois Kuomintang (KMT) en visite sur la partie continentale de la Chine. Durant cette rencontre, Xi Jinping a formulé quatre appels concernant le développement des relations entre les deux rives du détroit [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Le 10 avril, Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a rencontré Mme CHENG Li-wun, présidente du parti chinois Kuomintang (KMT) en visite sur la partie continentale de la Chine. Durant cette rencontre, Xi Jinping a formulé quatre appels concernant le développement des relations entre les deux rives du détroit de Taiwan, à savoir : S’en tenir à la juste identité nationale pour favoriser l’affinité spirituelle, au développement pacifique pour protéger le foyer commun, aux échanges et à l’intégration pour améliorer le bien-être de la population, et aux efforts communs pour réaliser le grand renouveau de la nation chinoise.</p>
<p>Le 12 avril, répondant aux aspirations communes des chinois des deux rives du Détroit à la paix, au développement et aux échanges, la Chine continentale a dévoilé 10 mesures pour renforcer les liens avec Taiwan, couvrant les échanges entre partis politiques ainsi que la coopération des domaines économique, social, culturel et touristique. Cette action a suscité une grande attention de la communauté internationale. À cette occasion, je me permets de partager avec mes amis malagasy mon interprétation à propos de la Question de Taiwan</p>
<p><strong>Le principe d’une seule Chine</strong></p>
<p>Regarder en arrière sur l’histoire, Taiwan est toujours sous la juridiction des gouvernements centraux successifs de la Chine depuis le milieu du XIIe siècle. Bien qu’elle ait été brièvement occupée durant la période coloniale japonaise, son retour à la Chine après la Deuxième Guerre mondiale est devenu une partie importante de l’ordre international d’après-guerre. En octobre 1949, le gouvernement central de la République populaire de Chine (RPC) a été fondé, devenant ainsi le seul gouvernement légitime de l’ensemble de la Chine. Le groupe de Tchang Kaï-chek du KMT s’est replié à Taiwan et, avec l’ingérence de forces extérieures, a fait sécession du gouvernement central, créant ainsi une situation particulière d’opposition politique.</p>
<p>D&rsquo;un point de vue juridique, il s&rsquo;agit d&rsquo;un changement de gouvernement sans modification du sujet de droit international. La souveraineté de la Chine et son territoire inhérent sont restés inchangés. Le gouvernement</p>
<p>de la République populaire de Chine jouit et exerce donc pleinement et légitimement la souveraineté sur l’ensemble du territoire chinois, y compris Taiwan. Même les représentants de Tchang Kaï-chek ont reconnu le fait que « Taiwan fait partie du territoire chinois ». Ainsi, la question de Taiwan relève purement des affaires intérieures de la Chine.</p>
<p>Du point de vue du consensus international, la résolution 2758 adoptée en 1971 lors de la 26e session de l’Assemblée générale des Nations unies a exclu, sur le plan du droit international, toute possibilité de « deux Chine », « une Chine, un Taiwan » ou « indépendance de Taiwan ». Dans la pratique des Nations unies, Taiwan est désignée comme « province de Taiwan, Chine », qui est aussi largement reconnue par les 183 pays ayant établi des relations diplomatiques avec la Chine.</p>
<p>C’est pourquoi le Secrétaire général Xi Jinping a souligné lors de sa rencontre avec la présidente Zheng Liwen : « Les compatriotes des deux rives partagent la même racine, la même culture, la même origine ethnique et sont liés par le sang ; ils forment une communauté de destin étroitement unie. […] Les deux rives appartiennent à une seule Chine. Quels que soient les changements dans la situation internationale ou dans le détroit de Taiwan, la grande tendance au rapprochement et à l’union des compatriotes des deux rives ne changera pas.» La présidente Zheng Liwen a quant à elle déclaré que les peuples des deux rives, tous descendants de Yan et Huang, membres de la nation chinoise, imprégnés de la culture chinoise, étant tous Chinois et une seule famille, devaient de ce fait œuvrer ensemble à la revitalisation de la Chine, conformément à la vision de Sun Yat-sen.</p>
<p><strong>Qu’est-ce que c’est, le « Consensus de 1992 » ?</strong></p>
<p>En examinant l&rsquo;histoire moderne et contemporaine de la Chine, le PCC et le KMT ont réalisé de multiples collaborations au cours du siècle dernier. Ils se sont unis sur le même front à des moments cruciaux, notamment pour renverser la domination des seigneurs de guerre, résister à l&rsquo;agression japonaise et défendre la nation chinoise face aux crises.</p>
<p>Dans les années 1980-1990, la séparation entre les deux rives du détroit a été brisé, les échanges populaires se sont rapidement développés, et les retrouvailles sont devenues une aspiration commune pour les compatriotes des deux côtés. Dans ce contexte, les représentants des deux rives ont mené des discussions en 1992 sur la manière de maintenir le principe d’une seule Chine lors des négociations techniques. Finalement, les deux parties sont parvenues au « consensus de 1992 », selon lequel « les deux rives du détroit adhèrent au principe d&rsquo;une seule Chine », dont le noyau sémantique est que « les deux rives appartiennent à une seule Chine et œuvrent conjointement à la réalisation de l&rsquo;unification nationale ».</p>
<p>Au fil de ces années, la Chine continentale n’a cessé d’améliorer les mesures destinées à favoriser les intérêts des Taiwanais, en promouvant l’intégration économique et sociale entre les deux rives. Elle a activement mis en œuvre les « trois liaisons directes et bidirectionnelles » (poste, transport, commerce), signé et appliqué l’« Accord-cadre de coopération économique entre les deux rives du détroit » (ECFA), et assuré pendant plusieurs années consécutives l’approvisionnement en eau de l’île de Kinmen, administrée par les autorités taiwanaises. Par ailleurs, la délivrance de permis de résidence aux ressortissants taiwanais a permis de leur offrir progressivement un traitement égal à celui des résidents continentaux pour leurs études, leur travail et leur vie quotidienne dans la Chine continentale. En 2025, les nouveaux investissements taiwanais sur le continent ont atteint 1,75 milliard de yuans, soit une augmentation de 53 % par rapport à l’année précédente. De janvier à novembre de l’année dernière, le volume des échanges commerciaux entre les deux rives s’est élevé à 285 milliards USD, en hausse de 7,3 % sur un an. Ces chiffres témoignent de la manière dont les opportunités de développement du continent profitent durablement aux compatriotes taiwanais.</p>
<p>Lors de la rencontre, le Secrétaire général XI Jinping a souligné: « Nous sommes prêts à partager avec nos compatriotes taiwanais les opportunités et les fruits du développement, et à renforcer ensemble l&rsquo;économie de la nation chinoise », et « les deux partis, le PCC et le KMT, doivent consolider la confiance politique, maintenir des interactions positives, unir les compatriotes des deux rives et travailler main dans la main pour créer un avenir radieux de réunification nationale et de renouveau de la nation. » La présidente Zheng Liwen a indiqué que les deux partis devaient adhérer au « consensus de 1992 » et rejeter le « séparatisme taiwanais » comme base politique commune, renforcer la confiance politique, faire jouer le rôle de plateforme de dialogue, préserver l&rsquo;histoire chinoise, promouvoir la culture chinoise, avancer les échanges et la coopération entre les deux rives dans les domaines civils, locaux, économiques, commerciaux et culturels, soutenir les échanges et le développement des jeunes, améliorer le bien-être commun des populations, promouvoir le développement pacifique des relations entre les deux rives, ouvrir un avenir prometteur pour ces relations et réaliser le grand renouveau de la nation chinoise.</p>
<p><strong>Le principal responsable de la rupture de la paix dans le détroit de Taiwan</strong></p>
<p>En revanche, les autorités du Parti démocrate progressiste (DPP), dirigées par LAI Ching-te et d’autres responsables, persistent dans une position séparatiste en faveur de « l’indépendance de Taiwan », refusent de reconnaître le « Consensus de 1992 » et coupent les liens entre les deux rives. Elles intensifient également les achats d’armes à l’étranger, exacerbant ainsi les tensions dans le détroit de Taiwan. Pour le DPP, « l’indépendance de Taiwan » est moins un idéal qu’un outil de mobilisation politique efficace et une stimulation du vote. En inventant un récit trompeur opposant « démocratie » et « autoritarisme », le DPP déforme l’histoire, manipule le populisme, attise les émotions internes de Taiwan pour consolider leur base politique. Comptant sur une illusion d’ingérence internationale, Il fait de l’intervention de forces extérieures un soutien essentiel pour provoquer sans cesse et maintenir une posture rigide. Son comportement prend des allures de « course effrénée vers l’impasse ». Les tentatives des forces sécessionnistes de l’« indépendance de Taiwan » à étendre leur « espace international » se heurtent régulièrement à des échecs. Leur prétendue « identité étatique » ne bénéficie d’aucune reconnaissance internationale, ce qui constitue une voie sans issue et une impasse politique.</p>
<p>Pour terminer, je tiens à profiter de cette occasion pour exprimer ma sincère gratitude au gouvernement malagasy pour son attachement constant au droit international et aux normes fondamentales régissant les relations internationales, ainsi que pour son respect du principe d’une seule Chine. La Chine et Madagascar ont toutes deux connu des luttes similaires pour l&rsquo;indépendance et la libération nationale, partageant ainsi une langue commune quant à la défense de leurs intérêts fondamentaux. En tant qu&rsquo;anciens amis et bons partenaires de confiance mutuelle, la Chine est également disposée à continuer de respecter avec Madagascar les engagements solennels énoncés dans le communiqué d&rsquo;établissement des relations diplomatiques, et à se soutenir mutuellement sur les questions liées à la souveraineté nationale, à la sécurité et à l&rsquo;intégrité territoriale.</p>
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		<title>JI PING, AMBASSADEUR DE CHINE À MADAGASCAR &#8211; “La Chine applique le tarif douanier zéro à l’égard de 100% des produits en provenance de Madagascar”</title>
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		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 15:49:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>“Le tarif douanier zéro à l’égard de 100 % des produits en provenance de Madagascar est une mesure préférentielle unilatérale prise par la Chine pour ouvrir son marché à Madagascar, offrant ainsi un nouvel élan aux exportations malagasy vers la Chine”. C’est l’un des messages forts de l’ambassadeur de Chine à Madagascar, Ji Ping, à [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>“Le tarif douanier zéro à l’égard de 100 % des produits en provenance de Madagascar est une mesure préférentielle unilatérale prise par la Chine pour ouvrir son marché à Madagascar, offrant ainsi un nouvel élan aux exportations malagasy vers la Chine”. C’est l’un des messages forts de l’ambassadeur de Chine à Madagascar, Ji Ping, à l’approche de la 4ᵉ Exposition économique et commerciale sino-africaine prévue du 12 au 15 juin à Changsha. Dans un contexte mondial incertain, la Chine renforce ses partenariats stratégiques sur le continent africain, et Madagascar y occupe une place croissante. Coopération commerciale, exonération douanière, investissements dans les secteurs clés, perspectives agricoles : l’ambassadeur revient sur les avancées concrètes de la relation sino-malagasy et les opportunités qui s’ouvrent pour l’économie de la Grande Île. </b></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La 4e édition de l’Exposition économique et commerciale sino-africaine se tiendra bientôt à Changsha, dans la province du Hunan, mais les Malgaches en savent encore peu sur cet événement. Pourriez-vous nous la présenter ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis sa création en 2019, l’Exposition économique et commerciale sino-africaine joue un rôle essentiel en tant que nouveau mécanisme de coopération économique et commerciale Chine-Afrique, nouvelle plateforme de mise en œuvre de la coopération pragmatique et nouvelle fenêtre pour la coopération chinoise décentralisée avec l’Afrique. Tous les deux ans, des représentants d’entreprises venus d’Afrique et des régions de Chine se retrouvent à Changsha. Grâce à cette plateforme, les produits africains sont présentés aux consommateurs chinois, tandis que les milieux d&rsquo;affaires sino-africains y trouvent de nouvelles opportunités de coopération. Lors des trois éditions précédentes, l’Exposition a accueilli plus de 4 600 entreprises et près de 40 000 participants venus des 53 pays africains avec lesquels la Chine a établi des relations diplomatiques. 336 projets ou accords de coopération ont déjà été signés, pour une valeur totale de 53,32 milliards de dollars.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Ces dernières années, sous le pilotage stratégique des chefs d’État chinois et africains, la coopération économique et commerciale sino-africaine a enregistré de nouveaux progrès constants. Le Sommet de Beijing du Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC) en septembre dernier a apporté une impulsion immense à cette dynamique. Du 12 au 15 juin prochain, la 4e édition de l’Exposition économique et commerciale sino-africaine se tiendra à Changsha. À ce jour, 44 pays africains, 6 organisations internationales, 23 provinces, régions autonomes et villes chinoises, ainsi que plus de 2 800 organisations commerciales sino-africaines se sont inscrits, et plus de 12 000 personnes y participeront. Durant l’Exposition, 128 projets de coopération seront signés pour un montant total de plus de 7 milliards de dollars. On assistera également à la publication du Livre bleu de la coopération économique et commerciale sino-africaine : Le développement économique et commercial sino-africain 2025 et à l’inauguration du Centre sino-africain de procès de la Commission d&rsquo;arbitrage de l’économie et du commerce international de Chine. Tous ces éléments marquent cette Exposition comme un rendez-vous fructueux entre la Chine et l’Afrique.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Qu’est-ce qui va distinguer cette quatrième édition des éditions précédentes ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Sous le thème « La Chine et l’Afrique : Ensemble vers la modernisation », cette Exposition se distingue des éditions précédentes par des caractéristiques plus professionnelles, plus authentiquement africaines et plus spécialisées. Les consommateurs et fournisseurs chinois y découvriront plus de 800 produits de qualité et typiques venus d’Afrique, tels que l’agneau de Madagascar, la sauce au piment de Namibie, les fleurs fraîches du Kenya, etc. 25 pays africains, dont Madagascar, disposeront de stands pour présenter leurs produits emblématiques. De nouveaux espaces thématiques seront également établis pour la première fois, tels que l’Exposition des marques renommées, le Pavillon de l’industrie de la mode et la Zone d’exposition culturelle et touristique sino-africaine. En parallèle, plus de 20 événements de coopération économique et commerciale seront organisés, et l’Exposition s’engage à promouvoir durablement la marque des produits africains de qualité et à accroître leur notoriété à travers des activités en ligne et en présentiel, telles que la « Saison d’achats des produits africains en ligne » et les « Magasins éphémères de produits africains ».</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">On peut dire que cette Exposition est l’un des événements les plus importants de l’année dans les échanges économiques sino-africains. Dans cette période critique pour l’économie mondiale, marquée par de nombreuses incertitudes, je suis convaincu que le vaste marché que la Chine possède, dont la valeur totale atteint 48 000 milliards de yuans (soit environ 6 670 milliards de dollars), représentera une nouvelle opportunité plus large, plus inclusive et plus prévisible pour les pays africains, y compris Madagascar.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>En tant que l’un des principaux partenaires commerciaux de Madagascar, pourriez-vous nous présenter la situation du commerce entre la Chine et Madagascar en 2024 ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis 2015, la Chine est le premier partenaire commercial et la principale source d’importations de Madagascar pendant dix années consécutives. La forte complémentarité économique entre nos deux pays a favorisé un développement du commerce bilatéral mutuellement bénéfique. En 2024, les échanges commerciaux sino-malagasy ont maintenu une dynamique positive. Selon les statistiques des douanes chinoises, le volume du commerce bilatéral a atteint 1,68 milliard de dollars, poursuivant son expansion. Au premier trimestre 2025, le commerce bilatéral s’est élevé à 390 millions de dollars. Les importations chinoises en provenance de Madagascar ont augmenté de 13,8 %, un rythme nettement supérieur à celui des exportations chinoises vers Madagascar. Des produits agricoles comme le girofle et les produits de la mer tels que les crevettes remportent un grand succès sur le marché chinois. En septembre 2024, la viande d’agneau malagasy a été exportée pour la première fois vers la Chine, marquant l’ouverture de ce nouveau marché. La diversité continue de s’enrichir et la structure du commerce bilatéral s’optimise sans cesse.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Depuis 2024, la Chine applique le tarif douanier zéro à l’égard de 100 % des produits en provenance de Madagascar. Comment cette mesure a-t-elle aidé les exportations des produits malagasy, en particulier celles des produits agricoles ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Depuis le 1er décembre 2024, la Chine applique la politique du tarif douanier zéro à l’égard de 100 % des produits en provenance de Madagascar. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une mesure préférentielle unilatérale prise par la Chine pour ouvrir son marché à Madagascar, offrant ainsi un nouvel élan aux exportations malagasy vers la Chine. Aujourd’hui, les produits phares de Madagascar tels que la vanille, le girofle, l’agneau et les produits de la mer bénéficient pleinement de cette exonération tarifaire, ce qui renforce considérablement leur compétitivité sur le marché chinois. Depuis la mise en œuvre de cette politique, les produits malagasy se démarquent davantage face à la concurrence, étant préférés par les consommateurs chinois. À l’avenir, nous prévoyons une croissance continue des exportations malagasy vers la Chine, générant plus de revenus pour les entreprises et les producteurs malagasy, tout en offrant aux consommateurs chinois des produits emblématiques de Madagascar de qualité. Cette dynamique profitera sans aucun doute aux deux peuples.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>La Chine a intensifié ses investissements à Madagascar dans les secteurs du textile et de l’infrastructure, etc. Pourriez-vous nous présenter la situation des investissements des entreprises chinoises dans la Grande Île et leur contribution au développement du pays ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les investissements chinois à Madagascar connaissent une croissance soutenue. D’après les données chinoises, à la fin de l’année 2023, le stock des investissements chinois à Madagascar a atteint 250 millions de dollars, principalement dans les secteurs de l’agriculture, du textile, de la manufacture, des infrastructures, de la digitalisation et des télécommunications. Depuis le Sommet de Beijing du FOCAC, les entreprises chinoises manifestent un fort intérêt pour Madagascar, notamment dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie photovoltaïque, de l’industrie manufacturière et des services. Les entreprises chinoises installées à Madagascar s’engagent dans la responsabilité sociale. Elles créent des emplois, forment la main-d’œuvre locale et contribuent à la modernisation des filières. Par exemple, l’entreprise King Deer Cashmere emploie un grand nombre de travailleurs locaux, tout en investissant dans leur formation et leur renforcement des capacités. Elle a même mis en place un atelier de langue chinoise pour favoriser la communication entre employés chinois et malagasy, et promouvoir la coopération en matière de formation professionnelle. Dans le secteur des infrastructures, les entreprises chinoises, à travers la construction de routes et de ports, ont également formé de nombreux techniciens et professionnels malagasy, contribuant ainsi concrètement au développement économique et social du pays.</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Dans le cadre de sa stratégie de diversification des marchés pour les produits agricoles, le gouvernement de Madagascar a exprimé sa volonté d’accéder davantage aux marchés asiatiques. Dans le contexte mondial avec de nombreuses incertitudes, quelles perspectives voyez-vous pour l’évolution du partenariat commercial entre la Chine et Madagascar dans les années à venir ?</b></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Les économies chinoise et malagasy sont hautement complémentaires, ce qui augure d’un avenir prometteur pour le commerce bilatéral. D’un côté, la Chine, deuxième plus grand marché de consommation au monde, voit sa demande croître et se diversifier. Les produits agricoles typiques de Madagascar – tels que la vanille ou les produits de la mer – y sont particulièrement appréciés. Par ailleurs, des produits comme l’arachide, le haricot mungo, le litchi, la noix de coco ou le cacao présentent un fort potentiel d’exportation vers la Chine. Dans les années à venir, les deux pays renforceront leur coopération pour permettre à davantage de produits agricoles malagasy d’accéder au marché chinois, stimulant ainsi la croissance des exportations. D’un autre côté, la Chine continue de fournir à Madagascar des matières premières pour le textile, des équipements, des produits électromécaniques, qui soutiennent l’industrialisation du pays. Les produits de consommation chinois, à la fois abordables et de qualité, contribuent également à améliorer le niveau de vie des Malagasy. Face aux incertitudes de l’économie mondiale, le partenariat sino-malagasy fait preuve d’une grande résilience et d’un dynamisme remarquable. Nous sommes convaincus qu’avec les efforts conjoints des autorités des deux pays, le commerce bilatéral continuera à progresser, notre coopération se renforcera encore davantage, au bénéfice de nos deux peuples.</span></p>
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		<item>
		<title>LALAINA RANDRIARIMANANA, COFONDATRICE DE LIBERTY 32 – “L’importance de l’argent aux élections entrave la candidature des jeunes”</title>
		<link>https://www.2424.mg/lalaina-randriarimanana-cofondatrice-de-liberty-32-limportance-de-largent-aux-elections-entrave-la-candidature-des-jeunes/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=lalaina-randriarimanana-cofondatrice-de-liberty-32-limportance-de-largent-aux-elections-entrave-la-candidature-des-jeunes</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Dec 2024 17:30:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’article <a href="https://www.2424.mg/lalaina-randriarimanana-cofondatrice-de-liberty-32-limportance-de-largent-aux-elections-entrave-la-candidature-des-jeunes/">LALAINA RANDRIARIMANANA, COFONDATRICE DE LIBERTY 32 – “L’importance de l’argent aux élections entrave la candidature des jeunes”</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.2424.mg">2424.mg - L&#039;actualité à Madagascar en temps réel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><iframe src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?height=476&#038;href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2F2424.mg%2Fvideos%2F2119573235124496%2F&#038;show_text=false&#038;width=476&#038;t=0" width="476" height="476" style="border:none;overflow:hidden" scrolling="no" frameborder="0" allowfullscreen="true" allow="autoplay; clipboard-write; encrypted-media; picture-in-picture; web-share" allowFullScreen="true"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.2424.mg/lalaina-randriarimanana-cofondatrice-de-liberty-32-limportance-de-largent-aux-elections-entrave-la-candidature-des-jeunes/">LALAINA RANDRIARIMANANA, COFONDATRICE DE LIBERTY 32 – “L’importance de l’argent aux élections entrave la candidature des jeunes”</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.2424.mg">2424.mg - L&#039;actualité à Madagascar en temps réel</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Comment le commerce des services et la transition écologique peuvent ils profiter à tous?</title>
		<link>https://www.2424.mg/comment-le-commerce-des-services-et-la-transition-ecologique-peuvent-ils-profiter-a-tous/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=comment-le-commerce-des-services-et-la-transition-ecologique-peuvent-ils-profiter-a-tous</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Aug 2024 07:24:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par Xiangchen Zhang, Directeur général adjoint, OMC Les pays africains et les pays les moins avancés (PMA) du monde ont beaucoup à gagner du développement de nouvelles chaînes de valeur « vertes » et d&#8217;un essor mondial du commerce des services. De par l&#8217;abondance de leurs ressources durables, qui vont des fibres naturelles à la lumière du [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Par Xiangchen Zhang,<br />
Directeur général adjoint, OMC</b></p>
<p>Les pays africains et les pays les moins avancés (PMA) du monde ont beaucoup à gagner du développement de nouvelles chaînes de valeur « vertes » et d&rsquo;un essor mondial du commerce des services. De par l&rsquo;abondance de leurs ressources durables, qui vont des fibres naturelles à la lumière du soleil, ces pays sont bien placés pour développer des industries florissantes tournées vers l&rsquo;exportation de biens et services verts, tels que les énergies renouvelables et l&rsquo;écotourisme. D&rsquo;ailleurs, le succès rencontré par certaines entreprises africaines spécialisées dans les services financiers ou le commerce électronique montre bien que les services à forte valeur peuvent représenter une nouvelle voie de développement pour les PMA, pour autant que les politiques commerciales adéquates s&rsquo;accompagnent d&rsquo;un transfert de technologie et d&rsquo;investissements dans les compétences et les infrastructures.<br />
Alors que des experts commerciaux du monde entier se sont réunis à Genève il y a un mois pour faire le point sur l&rsquo;initiative Aide pour le commerce– qui a permis de mobiliser 648 milliards d&rsquo;USD d&rsquo;investissements en faveur des pays en développement entre 2006 et 2022 – trois nouvelles études présentées dans une nouvelle note d&rsquo;orientation intitulée « LDC Trade Priorities: Looking forward » (Priorités commerciales des PMA: perspectives) se penchent sur son potentiel de transformation. Elles donnent des indications sur la manière dont les économies en développement peuvent saisir les opportunités offertes par la transition verte et la réorientation mondiale vers les services en utilisant les processus de l&rsquo;Organisation mondiale du commerce (OMC) pour plaider de manière plus proactive en faveur de politiques commerciales favorables dans les secteurs stratégiques. Elles soulignent en outre la responsabilité qui incombe aux partenaires commerciaux à revenu élevé de continuer d&rsquo;investir dans l&rsquo;Aide pour le commerce et de réduire les obstacles auxquels se heurtent les exportations des PMA, afin de faire en sorte que le commerce profite réellement à tous.</p>
<p><strong>Une transformation induite par les services</strong><br />
Dans leur étude relative à la promotion d&rsquo;une transformation induite par les services en Afrique, Richard Newfarmer, Christian Lippitsch et Andrew Womer de l&rsquo;International Growth Centre – un centre de recherches économiques établi à la London School of Economics – affirment que l&rsquo;Afrique peut reproduire le « miracle » reposant sur les exportations qu&rsquo;a connu l&rsquo;Asie de l&rsquo;Est, en augmentant le volume et la valeur de ses exportations de services.<br />
Les auteurs soulignent à quel point la réorientation de l&rsquo;Afrique vers les services a déjà été couronnée de succès, puisque 70 des 100 entreprises du continent qui enregistrent la croissance la plus rapide offrent principalement des services, dans des domaines allant des technologies financières aux soins de santé. Ils mettent également en exergue la manière dont le commerce des services peut être un complément du commerce des marchandises.<br />
En Afrique, les secteurs de services davantage établis tels que ceux du tourisme et des transports méritent qu&rsquo;un soutient leur soit apporté sur le plan des politiques, compte tenu de leur capacité à stimuler la croissance et à créer des emplois. Les auteurs font observer que le continent court toutefois le risque de devenir trop tributaire de ces secteurs.</p>
<p>Selon eux, les secteurs à plus forte productivité – tels que ceux de la finance, de l&rsquo;assurance et des services fournis aux entreprises – sont susceptibles d&rsquo;offrir à l&rsquo;Afrique une voie plus durable vers l&rsquo;amélioration de l&#8217;emploi et le développement économique. Pour mettre à profit ces opportunités, les gouvernements des pays africains – et leurs partenaires internationaux, y compris dans le cadre de l&rsquo;Aide au commerce – devront investir dans les infrastructures et les compétences numériques, et œuvrer en faveur d&rsquo;une plus grande ouverture du commerce des services.<br />
D&rsquo;après les auteurs, la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECAf) sera d&rsquo;un grand soutien. En dynamisant le commerce des marchandises, elle peut également stimuler le commerce des services connexes. Par ailleurs, compte tenu des engagements en matière de réduction des obstacles non tarifaires au commerce qui ont été pris dans son cadre, la ZLECAf incite les gouvernements à mettre en place des systèmes juridiques et réglementaires qui soutiennent et attirent les investissements étrangers dans les secteurs prioritaires, tels que celui du commerce électronique.</p>
<p><strong>Une réflexion nouvelle sur le traitement spécial</strong><br />
Dans leur étude sur l&rsquo;évolution des priorités des pays africains et des PMA dans le cadre du régime commercial mondial, David Luke, de la London School of Economics, et Kulani McCartan Demie, fondatrice du groupe de réflexion Organisation for Economic Transformation, préconisent une évolution du discours tenu à l&rsquo;OMC sur le soutien dont ont besoin ces pays pour parvenir à une industrialisation attendue de longue date en dépit des changements climatiques et des progrès technologiques rapides.<br />
Les auteurs mettent en lumière les synergies qui existent entre les demandes formulées par les pays africains, les PMA et les petites économies vulnérables à l&rsquo;OMC. Ainsi, lors de la treizième Conférence ministérielle de l&rsquo;Organisation tenue au début de l&rsquo;année, le Groupe africain de l&rsquo;OMC a lancé un appel en faveur d&rsquo;un soutien financier et d&rsquo;un transfert de technologie pour aider à atténuer le changement climatique et à s&rsquo;y adapter, tandis que les PMA ont souligné la manière dont les problèmes liés aux infrastructures et aux technologies limitaient leur capacité à tirer parti des technologies numériques. Ces deux groupes de pays ont accordé la priorité à l&rsquo;avancement des négociations de l&rsquo;OMC sur le traitement spécial et différencié, qui, selon eux, demeure essentiel à leur développement durable.<br />
Pour que les économies en développement puissent obtenir de meilleur résultats lors de la prochaine Conférence ministérielle de l&rsquo;OMC qui aura lieu au Cameroun, les auteurs proposent de repenser le traitement spécial et différencié, notamment en mettant davantage l&rsquo;accent sur l&rsquo;assistance financière et technique et en s&rsquo;appuyant moins sur les exemptions des règles de l&rsquo;OMC ou des engagements pris dans le cadre de l&rsquo;Organisation.<br />
Toutefois, le traitement spécial et différencié ne suffit pas à lui seul. Selon les auteurs, la mise en œuvre de la ZLECAf changera la donne pour les pays africains. Qui plus est, les PMA et les petites économies vulnérables ont également besoin d&rsquo;une aide pour affranchir leurs économies de l&rsquo;extraction de ressources, ainsi que d&rsquo;investissements dans l&rsquo;éducation, l&rsquo;énergie et les infrastructures.</p>
<p><strong>Prévention de la « fracture verte »</strong><br />
Dans son étude sur les possibilités commerciales qu&rsquo;offre la transition verte aux PMA, Colette van der Ven, juriste spécialiste du commerce international et fondatrice de TULIP Consulting, examine la question de savoir comment éviter l&rsquo;apparition d&rsquo;une « fracture verte » entre les économies à faible revenu les plus vulnérables aux changements climatiques et les économies disposant des capacités nécessaires pour dominer les nouvelles chaînes de valeur liées à l&rsquo;adaptation et à l&rsquo;atténuation.<br />
Elle met l&rsquo;accent sur les inquiétudes que suscitent les mesures commerciales vertes unilatérales et non coordonnées mises en œuvre par les économies développées, dont les coûts élevés de mise en conformité empêchent les PMA de participer à l&rsquo;écologisation du commerce. Pourtant, les PMA ont de nombreux avantages naturels, comme l&rsquo;abondance de sources d&rsquo;énergie renouvelable, de produits agricoles respectueux de l&rsquo;environnement et de plantes pouvant être utilisées pour fabriquer des substituts non plastiques durables ou des médicaments.<br />
La juriste affirme que pour les transformer en industries d&rsquo;exportation, les PMA devraient davantage prendre l&rsquo;initiative d&rsquo;utiliser les processus de l&rsquo;OMC pour soutenir leurs propres intérêts. Ils pourraient par exemple s&rsquo;appuyer sur les Discussions structurées sur le commerce et la durabilité environnementale, une initiative environnementale menée par un groupe de Membres de l&rsquo;OMC qui vise à intensifier les travaux sur le commerce et la durabilité environnementale. Les PMA pourraient également tirer avantage d&rsquo;une réduction des droits de douane sur des équipements tels que les panneaux solaires et les éoliennes. De telles mesures pourraient les aider à développer des secteurs des énergies renouvelables performants et à améliorer l&rsquo;efficacité de l&rsquo;activité commerciale à l&rsquo;échelle de leurs économies.<br />
Mme van der Ven avance que ces efforts pourraient être soutenus par un renforcement de la coopération entre les différents comités de l&rsquo;OMC, qui permettrait de discuter simultanément du commerce, de l&rsquo;environnement et du développement. En outre, l&rsquo;Aide au commerce peut aussi aider les PMA à s&rsquo;adapter à l&rsquo;évolution du paysage commercial et à soutenir les efforts déployés à l&rsquo;échelle mondiale pour parvenir à l&rsquo;objectif de zéro émission nette.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Par Xiangchen Zhang,<br />
Directeur général adjoint, OMC</b></p>
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		<title>Démocratisation : 64 ans de désillusions</title>
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		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Jun 2024 16:10:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À quelques jours de la célébration des 64 ans de république, Madagascar est encore loin d&#8217;être une démocratie complète. Depuis 1960, le pays a connu quatre crises politiques violentes (1972, 1991, 2002, 2009), un assassinat de chef d&#8217;État (1975), un empêchement de Président (1996), et une mini-crise (2018). Tous ces événements reflètent une instabilité politique [&#8230;]</p>
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<p>À quelques jours de la célébration des 64 ans de république, Madagascar est encore loin d&rsquo;être une démocratie complète. Depuis 1960, le pays a connu quatre crises politiques violentes (1972, 1991, 2002, 2009), un assassinat de chef d&rsquo;État (1975), un empêchement de Président (1996), et une mini-crise (2018). Tous ces événements reflètent une instabilité politique de plusieurs décennies. Résultat par les faits : Madagascar n&rsquo;a jamais été une véritable démocratie depuis 1960 jusqu&rsquo;à ce jour, même si le mandat du Président Zafy a clairement été meilleur que tous les autres. Résultat par les chiffres : des indicateurs internationalement reconnus attestent le constat de ces difficultés de démocratisation.</p>
<p>L&rsquo;indicateur de démocratie libérale du projet V-Dem (Université de Gottenburg, Suède) attribue à Madagascar une moyenne de 0,173 sur la période allant de 1960 à 2023, bien en dessous de l&rsquo;idéal de 1. Depuis 1972, Freedom House n&rsquo;a jamais classé Madagascar parmi les pays libres, la considérant principalement comme partiellement libre, ou même pas libre durant cinq années. Depuis 2006, l&rsquo;Economist Intelligence Unit (EIU) classe Madagascar comme un régime hybride, dans lequel l&rsquo;existence formelle d’institutions démocratiques masque la réalité de domination autoritaire.</p>
<p>Comment peut-on expliquer cela, alors que toutes les versions des textes constitutionnels qui se sont succédé ont consacré la démocratie comme régime et les élections comme mode d’accès au pouvoir ?</p>
<h2><strong>Thèses culturelles et théories développementalistes</strong></h2>
<p>De ce qui précède, Madagascar peine à réduire l&rsquo;écart entre les valeurs démocratiques et leur application concrète dans le pays. Madagascar semble donc être la vitrine des thèses culturelles (Habermas, Huntington, Lipset etc.), qui affirment que la démocratie ne convient qu&rsquo;aux pays occidentaux, mais également des théories développementalistes (Lipset, Dahl, Przeworski &amp; Limongi, Inglehart &amp; Welzel etc.), qui attribuent les dysfonctionnements démocratiques à un développement économique et politique insuffisant. Richard Rose et Doh Chull Shin évoquent quant à eux les effets pervers d&rsquo;une « démocratie à rebours », où les élections compétitives sont mises en place avant les institutions modernes, entraînant des lacunes institutionnelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Exemple concret : depuis 1989, les polémiques électorales sont récurrentes et le taux de participation décline. Les deux dernières élections présidentielles de 2018 et 2023, ont, pour la première fois de l&rsquo;histoire républicaine du pays, enregistré des records d&rsquo;abstention au-dessus de 50% (illustration 1).</p>
<p><em>Illustration 1. Évolution des taux de participation aux premiers tours (1T) et second tour (2T)des élections présidentielles (1965 – 2023).</em></p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="aligncenter size-full wp-image-82041" src="https://www.2424.mg/wp-content/uploads/2024/06/8cb485a1-3f82-4340-818b-d465123c8f7111.jpg" alt="" width="1430" height="809" srcset="https://www.2424.mg/wp-content/uploads/2024/06/8cb485a1-3f82-4340-818b-d465123c8f7111.jpg 1430w, https://www.2424.mg/wp-content/uploads/2024/06/8cb485a1-3f82-4340-818b-d465123c8f7111-300x170.jpg 300w, https://www.2424.mg/wp-content/uploads/2024/06/8cb485a1-3f82-4340-818b-d465123c8f7111-1024x579.jpg 1024w, https://www.2424.mg/wp-content/uploads/2024/06/8cb485a1-3f82-4340-818b-d465123c8f7111-768x434.jpg 768w, https://www.2424.mg/wp-content/uploads/2024/06/8cb485a1-3f82-4340-818b-d465123c8f7111-750x424.jpg 750w, https://www.2424.mg/wp-content/uploads/2024/06/8cb485a1-3f82-4340-818b-d465123c8f7111-1140x645.jpg 1140w" sizes="(max-width: 1430px) 100vw, 1430px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quelles sont les sources de ces ratés de la démocratisation ?</p>
<h2>Pistes d&rsquo;explication</h2>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Culture politique.</strong> Pendant des siècles, les Malgaches ont connu des régimes ouvertement non démocratiques jusqu&rsquo;en 1992 : monarchie, colonisation, autocraties. La culture politique actuelle, léguée par ce passé, peine à ajuster ces pratiques démocratiques malgré l&rsquo;ouverture vers le libéralisme à partir de 1993.</p>
<p><strong>Société inégalitaire.</strong> Il est indéniable que la société malgache est inégalitaire du fait de clivages sociaux, ancrés dans l&rsquo;héritage de l&rsquo;histoire, et de disparités économiques. Ces facteurs empêchent l&rsquo;égalité entre citoyens qui est à la base d&rsquo;un régime démocratique.</p>
<p><strong>Dérives ploutocratiques et corruption.</strong> L&rsquo;influence de l&rsquo;argent dans la vie politique et les élections a fortement augmenté depuis 2001, favorisant la corruption et les dérives vers la ploutocratie. Ce système basé sur la prépondérance de l&rsquo;argent nécessite des sponsors financiers en échange de promesses politiques. Il faut donc se demander ce qui leur est promis en contrepartie de leur soutien.</p>
<p><strong>Inadéquation avec le contexte socio-économique.</strong> Les lacunes du développement socio-économique empêchent la démocratie de s&rsquo;établir solidement. Les ressources étatiques et privées sont donc insuffisantes pour renforcer l’instruction et l&rsquo;éducation citoyenne, développer l&rsquo;accès aux médias, et renforcer les institutions, étapes pourtant nécessaires pour une démocratie durable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jusqu&rsquo;à présent, ces phénomènes alimentent une démocratie de façade, expression utilisée par de nombreux auteurs pour qualifier un régime hybride, autrement dit un régime qui affiche officiellement des attributs de système démocratique (élections, absence de censure officielle etc.), mais qui sont des paravents pour cacher les dérives autocratiques.</p>
<p>&nbsp;<br />
<iframe title="YouTube video player" src="https://www.youtube.com/embed/B1_ecvx7NcI?si=QkDdQMnfmuXO_GJK" width="560" height="315" frameborder="0" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe><br />
&nbsp;</p>
<h2>Conclusion</h2>
<p>Pour progresser sur la voie de la démocratisation, Madagascar doit donc trouver un équilibre entre plusieurs dynamiques : son désir de démocratie et son héritage culturel autocratique, sa volonté de préserver ses valeurs traditionnelles face à la mondialisation, et son affirmation de souveraineté nationale dans le contexte d&rsquo;enjeux géopolitiques. De façon transversale, il y a la nécessaire élévation des dimensions du développement humain (santé, éducation, revenu) et l’amélioration de la situation économique et de la gouvernance. Ces ajustements nécessitent des ressources importantes et une forte volonté politique. Faute de quoi, à Madagascar comme ailleurs, la mondialisation néolibérale aura pour conséquence d&rsquo;affaiblir la démocratisation, d&rsquo;exacerber les inégalités, et de favoriser le populisme (Centre national de coopération au développement, Belgique).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La question cruciale est de savoir si la classe politique malgache trouve véritablement un intérêt à améliorer la démocratie, et donc en conséquence, renforcer l&rsquo;État de droit, élever le niveau d&rsquo;éducation de la population, favoriser le sens critique, et raffermir la séparation des pouvoirs. En effet, l’expérience depuis 1960 jusqu’à ce jour montre qu’à Madagascar, ce sont les défaillances dans ces domaines qui facilitent l&rsquo;accès et le maintien au pouvoir des politiciens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Andrianirina, docteur en science politique</strong></p>
<p><em>Co-auteur avec le caricaturiste Pov du livre « Dictionnaire de la démocratie de façade », L’Harmattan, 2021)</em></p>
<p><strong>Think Tank Diapason © Juin 2024</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Possibilités offertes aux Pays les moins avancés pour stimuler le commerce numérique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Mar 2023 04:38:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[À la une]]></category>
		<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Synonyme d&#8217;une croissance rapide et d&#8217;obstacles à l&#8217;entrée moins importants, le commerce numérique ouvre aux pays les moins avancés (PMA) du monde entier des débouchés prometteurs pour renforcer leurs moyens de subsistance, réduire la pauvreté et participer à l&#8217;économie mondiale plus équitablement et pleinement. Après avoir fortement augmenté pendant la pandémie, le commerce numérique continue [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Synonyme d&rsquo;une croissance rapide et d&rsquo;obstacles à l&rsquo;entrée moins importants, le commerce numérique ouvre aux pays les moins avancés (PMA) du monde entier des débouchés prometteurs pour renforcer leurs moyens de subsistance, réduire la pauvreté et participer à l&rsquo;économie mondiale plus équitablement et pleinement.</p>
<p>Après avoir fortement augmenté pendant la pandémie, le commerce numérique continue de croître bien plus rapidement que le commerce traditionnel. Le commerce électronique mondial représente déjà environ 22% de l&rsquo;ensemble des ventes au détail et pourrait compter pour 5 400 milliards de dollars d&rsquo;ici 2026, selon Morgan Stanley.</p>
<p>Le commerce numérique peut contribuer à aplanir les disparités entre les PMA et les pays à revenu élevé. Par exemple, par rapport au commerce traditionnel, les plates-formes internationales peuvent permettre aux exportateurs de tous les pays de renforcer à moindre prix la visibilité de leurs marchandises auprès de consommateurs éloignés géographiquement. Le plus souvent, ce sont les PMA qui profitent le plus de cette réduction des coûts.</p>
<p>Il en va de même pour le commerce des services numériques. Quand les fournisseurs de pays à faible revenu font leurs preuves sur les plates-formes de services professionnels, par exemple, ils améliorent considérablement leurs capacités d&rsquo;entrer en concurrence avec des pays à revenu élevé. En 2018, des pays à faible revenu et à revenu intermédiaire – y compris un PMA, le Bangladesh – s&rsquo;étaient classés parmi les six principaux exportateurs au monde via Upwork, une des plates-formes numériques pour les indépendants.</p>
<p>Correctement soutenus, les petites et moyennes entreprises des pays à faible revenu, ainsi que les groupes marginalisés, comme les femmes, pourraient être les grands gagnants de ce changement.</p>
<p>Toutefois, malgré ces ouvertures, la part globale des PMA dans le commerce numérique et le commerce électronique reste faible. Par conséquent, les PMA et la communauté du développement tiennent particulièrement à trouver des solutions pour stimuler leur commerce numérique – et en tirer davantage profit.</p>
<h2>Des cadres réglementaires porteurs</h2>
<p>Pendant de récentes consultations régionales préalables à la Conférence PMA-V de l&rsquo;ONU, des experts commerciaux ont suggéré que la collaboration avec des partenaires et des mécanismes internationaux contribuerait de manière positive à améliorer la convergence des réglementations.</p>
<p>Ils ont constaté que l&rsquo;environnement réglementaire et politique de certains PMA avait peiné à suivre le rythme de l&rsquo;évolution rapide du commerce numérique. D&rsquo;après le projet Digital Trade Integration (« intégration du commerce numérique », DTI) – dans le cadre duquel est mise à disposition une base de données ouverte des politiques réglementaires relatives à l&rsquo;économie numérique dans plus de 100 pays – les PMA comptent en général moins de politiques de restriction du commerce numérique, telles que celles qui entravent les flux de données transfrontières. Néanmoins, ils disposent également de moins de politiques favorables.</p>
<p>Par conséquent, il pourrait être profitable pour les PMA d&rsquo;examiner leur réglementation pour déterminer si leur commerce numérique serait favorisé par l&rsquo;introduction de politiques plus porteuses – telles que des lois de protection des consommateurs harmonisées avec celles des partenaires commerciaux potentiels. En outre, l&rsquo;investissement dans des cadres réglementaires plus solides peut apporter des avantages plus importants aux économies des PMA, en facilitant l&rsquo;activité commerciale des entreprises, qu&rsquo;elles vendent à l&rsquo;étranger ou non.</p>
<p>Les PMA pourraient utiliser la base de données du DTI et son indice d&rsquo;intégration du commerce numérique, en préparation, pour mettre au jour les possibilités de modernisation de la réglementation.</p>
<h2>Collaboration internationale</h2>
<p>La promotion d&rsquo;un système commercial équitable et universel dans le cadre de l&rsquo;OMC fait partie des cibles clés des Objectifs de développement durable. Pour que cette aspiration se concrétise, tous les pays doivent avoir voix au chapitre. Les PMA qui s&#8217;emploient à donner de l&rsquo;ampleur à leur commerce numérique pourraient tirer bon nombre d&rsquo;avantages à échanger avec des partenaires internationaux pour trouver ensemble des solutions aux problèmes communs.</p>
<p>Toutefois, pour l&rsquo;heure, les PMA sont bien moins susceptibles que les pays à revenu élevé d&rsquo;avoir souscrit à des normes ou à des accords internationaux qui favorisent le commerce numérique et il n&rsquo;est pas rare qu&rsquo;ils ne s&rsquo;expriment pas dans les discussions multilatérales qui les concernent.</p>
<p>Les accords plurilatéraux ouverts (APO) – au titre desquels les pays sont libres de décider quelle disposition d&rsquo;un accord commercial ils s&rsquo;engagent à respecter, le cas échéant – offrent aux PMA une solution particulièrement flexible pour collaborer en matière de règles relatives au commerce numérique. Par ailleurs, les PMA peuvent souvent obtenir une assistance technique quand ils participent à des APO, soit à titre de condition pour s&rsquo;engager en faveur de certaines dispositions d&rsquo;un accord, soit à titre inconditionnel.</p>
<p>Citons par exemple, l&rsquo;initiative liée à la Déclaration conjointe sur le commerce électronique – actuellement négociée par un vaste groupe de Membres de l&rsquo;OMC en vue de créer des règles sur le commerce numérique – qui donne aux PMA participants un accès à l&rsquo;aide au renforcement des capacités concernant les cadres ou l&rsquo;infrastructure réglementaires qui pourraient les aider à dynamiser leurs échanges. Néanmoins, à ce jour, seuls quatre PMA se sont associés à l&rsquo;initiative.</p>
<p>En outre, en participant à ces initiatives, les PMA pourraient recenser les pratiques commerciales internationales qui désavantagent leurs exportateurs et contribuer à définir les règles internationales de sorte qu&rsquo;elles soient davantage dans leurs intérêts. Par exemple, les sommes importantes demandées par les plates-formes numériques internationales aux vendeurs de marchandises et services peuvent peser lourdement sur les exportateurs des PMA, mais agir unilatéralement, éventuellement par la mise en œuvre de la politique de la concurrence nationale, serait difficile compte tenu des structures opérationnelles de ces plates-formes.</p>
<h2>Joignez-vous à la conversation</h2>
<p>Les PMA sont les mieux placés pour comprendre leur situation et leurs ambitions commerciales et ils choisiront eux-mêmes les domaines où investir des ressources. Au demeurant, le renforcement de la collaboration constituerait pour les PMA une solution à faible coût et non contraignante pour créer des outils et renforcer les capacités qui les aideront à prospérer dans l&rsquo;économie numérique. Si ces pays s&rsquo;assoient autour de la table quand les pratiques relatives au commerce numérique sont négociées, ils pourraient mieux faire connaître leurs besoins et leurs priorités.</p>
<p>Pour examiner la façon dont les pays à faible revenu peuvent générer une bonne part du commerce numérique, nous invitons les PMA et leurs partenaires à poursuivre la conversation à notre activité parallèle, qui se tiendra le 5 mars, à la Conférence PMA-V.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h4><strong>Directeur général adjoint de l&rsquo;OMC, Xiangchen Zhang</strong></h4>
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		<item>
		<title>VANF ANTRANONKALA &#8211; ONLINE: Le bruit, un problème de santé publique</title>
		<link>https://www.2424.mg/vanf-antranonkala-online-le-bruit-un-probleme-de-sante-publique/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=vanf-antranonkala-online-le-bruit-un-probleme-de-sante-publique</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Sep 2020 11:58:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
		<category><![CDATA[VANF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À une certaine époque, on avait un respect instinctif du panneau «Silence : hôpital». Aujourd’hui, il faudrait mesurer les decibels que produisent les mpanera de taxibe à la porte de l’Hôpital militaire de Soavinandriana, la circulation dense devant l’Hôîtal Joseph Ravoahangy Andrianavalona à Anosy, le murmure persistant des marchands de Mahamasina à proximité de l’Hôpital [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.2424.mg/vanf-antranonkala-online-le-bruit-un-probleme-de-sante-publique/">VANF ANTRANONKALA &#8211; ONLINE: Le bruit, un problème de santé publique</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.2424.mg">2424.mg - L&#039;actualité à Madagascar en temps réel</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>À une certaine époque, on avait un respect instinctif du panneau «Silence : hôpital». Aujourd’hui, il<br />
faudrait mesurer les decibels que produisent les mpanera de taxibe à la porte de l’Hôpital militaire<br />
de Soavinandriana, la circulation dense devant l’Hôîtal Joseph Ravoahangy Andrianavalona à<br />
Anosy, le murmure persistant des marchands de Mahamasina à proximité de l’Hôpital de<br />
Befelatanana.<br />
L’Organisation Mondiale de la Santé alerte contre l’exposition à plus de 85 dB pendant huit heures<br />
(c’est le bruit moyen de la circulation automobile), ou à plus de 100 dB pendant quinze minutes.<br />
ALERTE : on devient sourd à subir le hurlement du vuvuzéla (120 dB au-delà de 9 secondes) dont<br />
des sans-gêne font un usage impestif sur la voie publique depuis la découverte de cette arme<br />
d’assourdissement massif lors de la Coupe du monde de football en Afrique du Sud. En octobre<br />
2018, l’OMS avait prescrit, à l’usage des sociétés policées d’Europe, une exposition moyenne «day,<br />
evening, night» de 53 dB et une exposition Lnight de 45 dB au trafic routier automobile.<br />
Ce n’est pas un hasard si, dans cette France, notre Étrangère intime, le Code de la santé publique et<br />
le Code de l’environnement concourent à lutter contre les nuisances sonores : «bruits susceptibles<br />
de porter atteinte à la tranquillité publique et de nuire à la santé de l’homme ou à son<br />
environnement». Chez nous, il est tout à fait cohérent que ce soit un Code municipal d’hygiène qui<br />
organise la lutte contre les bruits attentatoires à la tranquillité d’autrui.<br />
Les bruits gênants «par leur intensité, leur durée, leur caractère agressif ou répétitif» : karaoké,<br />
veillées funèbres, «famadihana» ou «famorana» à fond de sono, voitures aux moteurs trafiqués,<br />
motos et scooters à échappement libre, klaxons intempestifs, pétards qui devraient être interdits à<br />
l’importation. Les carnavals publicitaires, le grand cirque d’une propagande électorale, les hauts-<br />
parleurs qui déversent leurs versets sur la voie publique.<br />
Les bars, karaokés, pianos-bars, restaurants, salles de spectacles, salles polyvalentes, discothèques,<br />
cinémas, doivent s’assurer que le bruit ne porte pas atteinte, DE JOUR COMME DE NUIT, à la<br />
tranquillité du voisinage. Une étude d’impact sonore doit être menée avant la construction ou<br />
l’aménagement de ce type d’établissement que les autorités peuvent contraindre à s’enterrer ou à se<br />
bunkeriser. Il faudra bien un jour se poser la question iconoclaste des cloches d’églises ou des<br />
muezzin geignards.<br />
À la vitesse du son, par-dessus les murs, une musique indésirable devient vite envahissante. Le port<br />
d’écouteurs individuels devrait être obligatoire. Le bruit est monté en volume avec la barbarie<br />
ambiante. Silence : Civilisation !<br />
Pour mémoire de cette Longue Marche contre les tapages : VANF Antranonkala sur 2424.mg :<br />
Vuvuzéla d’un samedi nuptial (24.08.2019), La chasse au bruit (19.09.2019) ; Chronique VANF<br />
dans L’Express de Madagascar : La civilisation du silence (01.08.2017), Ce peuple qui murmure<br />
(01.02.2018), Cymaise dégueulasse (09.05.2019), C’est tellement vulgaire le bruit (23.05.2019) ;<br />
Mamalan-kira VANF dans L’Express de Madagascar : Lamina, pirina, rindra, ho an’Antananarivo<br />
(30.08.2016), Haody ry Analamangako (06.11.2019).</p>
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		<title>VANF ANTRANONKALA &#8211; ONLINE: Sauver Antananarivo de l’anarchie</title>
		<link>https://www.2424.mg/vanf-antranonkala-online-sauver-antananarivo-de-lanarchie/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=vanf-antranonkala-online-sauver-antananarivo-de-lanarchie</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 09:56:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
		<category><![CDATA[VANF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Ordre et propreté. Interdiction des bruits gênants, sanction des puanteurs, rappel à l’ordre contre la gêne et entrave à autrui. La Ville d’Antananarivo actualise son Code Municipal d’Hygiène, après 2013, après 1960. Au bout de soixante ans d’anarchie, il était simplement impossible de faire pire. Mais, comme le reconnaît le Maire, «Ce retour à l’ordre [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ordre et propreté. Interdiction des bruits gênants, sanction des puanteurs, rappel à l’ordre contre la<br />
gêne et entrave à autrui. La Ville d’Antananarivo actualise son Code Municipal d’Hygiène, après<br />
2013, après 1960.<br />
Au bout de soixante ans d’anarchie, il était simplement impossible de faire pire. Mais, comme le<br />
reconnaît le Maire, «Ce retour à l’ordre ne se fera pas sans difficulté. Il faut changer de vision, de<br />
comportement, et surtout de mentalité».<br />
Changement de mentalité. Parce que l’éducation civique a été sacrifiée. Parents, écoles, églises,<br />
entreprises, clubs et associations, administrations et institutions, doivent relayer le vrai message :<br />
halte à l’anarchie. Patauger dans les ordures de l’incivisme ; respirer les chiottes du sans-gêne ;<br />
devenir fou à force de pétarades scooters, klaxons automobiles, vuvuzéla à 120 dB, hurlements<br />
évangélistes, karaoké endiablé, carnavals publicitaires, tintamarre des propagandes électorales ;<br />
faire de l’hypertension à attendre le bon-vouloir des chauffeurs de taxibe ; risquer un AVC à<br />
s’énerver contre un cortège de «famadihana» et de «famorana»&#8230;<br />
En 2020, notre tiers-monde se mesure à la survivance des fosse d’aisance et latrines (art.10) ou des<br />
fosses perdues (art.11). Et il faut encore rappeler l’interdiction d’uriner partout ou de jeter des<br />
matières fécales, sinon de cracher en tous lieux, pourtant comportement propagateur du Covid<br />
(art.31). Ou encore la nécessité de vendre les dernrées et aliments sur un étal haut d’au moins 70<br />
cm.<br />
Un Code de bon sens et d’effort de modernité. Article 16 : «interdit de jeter sur les voies, trottoirs,<br />
canaux et égouts d’évacuation d’eaux usées, des eaux insalubres, des immondices, boues, ordures<br />
ménagères, matières fécales, déchets de cuisine» ; article 56 : «la vente sur les trottoirs et voies<br />
publiques est interdite» ; article 68 : «Les voies publiques et leurs dépendances ne doivent pas être<br />
utilisées à des fins personnelles, comme garages, brocantes, atelier d’ouvrage métallique, aire de<br />
jeux (baby foot, billard), séchage de riz, vente de sable et de gravillons, vente de tout autre matériau<br />
de construction, séchage de linge».<br />
Bruits et tapage sont particulièrement encadrés (art.71 à 86) : bruits gênants sur la voie publique et<br />
dans les lieux publics (art.71), karaoké (art.76), bruits en privé qui débordent sur l’espace public<br />
(art.78), tapage nocturne (entre 21 heures et 5 heures du matin) et tapage diurne comme les klaxons<br />
des automobilistes ou les cris des receveurs de bus et taxibe (art.85). Pour la première fois, les<br />
exhumations et les circoncisions ne sont plus tolérées à troubler la tranquillité publique (art.86).<br />
La mauvaise foi a totalement dévoyé deux articles en particulier. Or, l’article 9 prescrit<br />
«badigeonnage et ravalement des immeubles TOUS LES CINQ ANS» : où est le scandale ? Tandis<br />
que l’article 79 proscrit le bruit produit par les animaux, «DE MANIÈRE RÉPÉTÉE ET<br />
INTEMPESTIVE» : un chien qui couine sans fin, qui hurle sans discontinuer, qui aboie en<br />
permanence, a certainement un problème vétérinaire.<br />
Le principe de l’ordre et de la discipline précède la nomenclature et le barème des amendes. Ne pas<br />
polluer l’espace public, ne pas importuner le voisinage : paramètres élémentaires du vouloir vivre<br />
ensemble.</p>
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		<title>VANF ANTRANONKALA &#8211; Misère et drames du charbon</title>
		<link>https://www.2424.mg/vanf-antranonkala-misere-et-drames-du-charbon/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=vanf-antranonkala-misere-et-drames-du-charbon</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 09:50:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
		<category><![CDATA[VANF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La mère de famille avait cinq enfants, âgés de 10, 6, 3, 2 ans et un dernier de 5 mois. Une famille nombreuses comme on en rencontre trop souvent sans qu’on sache si c’est la pauvreté qui engendre les naissances multiples ou si c’est la démographie galopante qui enracine dans la misère. Le nom de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La mère de famille avait cinq enfants, âgés de 10, 6, 3, 2 ans et un dernier de 5 mois. Une<br />
famille nombreuses comme on en rencontre trop souvent sans qu’on sache si c’est la<br />
pauvreté qui engendre les naissances multiples ou si c’est la démographie galopante qui<br />
enracine dans la misère.<br />
Le nom de Sahanivotry était sorti de son anonymat, quelque part sur la RN7, avec la<br />
construction d’une centrale hydro-électrique. Le projet comprend également le boisement<br />
de 40.000 arbres dont il faut souhaiter qu’ils ne servent pas au charbonnage. C’est en<br />
effet dans cette commune qu’une famille de producteurs de charbon fait malheureusement<br />
la Une des faits divers nécrologiques.<br />
Le charbon est à l’hydro-électrique ce que le silex de Crô-Magnon est au briquet Zippo ou<br />
Bic, un stade primaire de civilisation. Pourtant, pour que le charbon continue de se<br />
fabriquer, c’est qu’il continue de se vendre, certaines familles bien pensantes persistant à<br />
considérer du meilleur chic la cuisson lente au charbon ou au «kitay». Un recel très<br />
bourgeois du pillage des forêts, dans une posture d’autant plus criminelle qu’elle est en<br />
toute conscience.<br />
«Savoir pour sauver» est par ailleurs le titre choisi par l’UNESCO pour conscientiser<br />
contre les grossesses trop nombreuses, les grossesses trop rapprochées, les grossesses<br />
trop précoces et les grossesses trop tardives. C’est qu’en 2020, des femmes continuent<br />
de tomber continuellement enceintes comme les arrière-grands-mères d’il y a un siècle.<br />
Le discours de la lutte contre la pauvreté n’insiste pas suffisamment sur l’urgence et la<br />
nécessité d’une planification familiale obligatoire : outre qu’elle permettrait d’éviter décès<br />
et invalidités chez les mères et les enfants, elle réduirait déjà le nombre de bouches<br />
qu’une économie de tiers-monde ne saurait nourrir.</p>
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		<item>
		<title>VANF ANTRANONKALA &#8211; ONLINE: Bypass story</title>
		<link>https://www.2424.mg/vanf-antranonkala-online-bypass-story/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=vanf-antranonkala-online-bypass-story</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[2424.mg Actualité &#38; Reportages]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2020 09:41:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Tribune libre]]></category>
		<category><![CDATA[VANF]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.2424.mg/?p=17508</guid>

					<description><![CDATA[<p>Au pied d’Imerimanjaka, ancienne colline des princesses Vazimba qui enfantèrent la dynastie Andriana, le lac Dorodosy disparaît doucement sous les remblais, sans souci de l’Histoire, de la Nature, du Paysage. Renonçant à leurs rizières, les paysans cuisent la terre : jadis, c’était la forêt de l’Amoronkay que transportaient les chauves précoces du Vakiniadiana pour les [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.2424.mg/vanf-antranonkala-online-bypass-story/">VANF ANTRANONKALA &#8211; ONLINE: Bypass story</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.2424.mg">2424.mg - L&#039;actualité à Madagascar en temps réel</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au pied d’Imerimanjaka, ancienne colline des princesses Vazimba qui enfantèrent la<br />
dynastie Andriana, le lac Dorodosy disparaît doucement sous les remblais, sans souci de<br />
l’Histoire, de la Nature, du Paysage. Renonçant à leurs rizières, les paysans cuisent la<br />
terre : jadis, c’était la forêt de l’Amoronkay que transportaient les chauves précoces du<br />
Vakiniadiana pour les Trano Kotona d’Antananarivo ; dorénavant, c’est la terre argilifère<br />
des rizières qui part en «murs 11», en espérant que les érosions en amont renflouent la<br />
plaine alluvionnaire. Sauf que les remblais entravent désormais le moindre cours d’eau.<br />
La «modernité» de ce bypass entre RN2 et RN7 s’incarne dans la profusion des activités<br />
au service de la déesse automobile. Nulle part ailleurs, on ne rencontre autant de stations<br />
de lavage auto, de réglage de parallélisme, de tarage d’injecteurs, de vente de<br />
pneumatiques, d’offre de vulcanisation.<br />
Jovena, Shell, Total et Galana occupent le terrain pour abreuver la soif insatiable de super<br />
sans plomb ou de diesel. En attendant de grossir à leur tour une circulation déjà au ralenti,<br />
d’innombrables «Mercedes Sprinter» exhibent fièrement leur immatriculation étrangère de<br />
bonnes occasions fraîchement importées.<br />
Entre Iavoloha et Ambohimangakely, se met en place sans planification une «Ville<br />
Nouvelle» tout en longueur. Cinq stations-services, véritables petits supermarchés, ont<br />
apporté un rien de «civilisation». Les DAB (distributeurs automatiques de billets) du<br />
bypass sont les seuls entre Manjakandriana, au Nord, et Ambatolampy, au Sud. Une des<br />
quatre pharmacies de céans dispose même d’un TPE (terminal de paiement électronique).<br />
C’est Byzance.</p>
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