Une reconnaissance mondiale. Six médinas séculaires des Comores, témoignages de l’architecture swahilie et des anciens sultanats de l’archipel de l’océan Indien, ont été inscrites samedi au patrimoine mondial de l’Unesco. Cette reconnaissance devrait favoriser la préservation de ces cités-Etats construites pour certaines dès le 12e siècle le long des routes commerciales de l’océan Indien. Les médinas comprennent des murailles de défense, des palais, des mosquées et des places publiques, intégrées à un réseau de ruelles étroites.
« Ce classement n’est pas une ligne d’arrivée mais un point de départ », régit Saïd Mohamed Ali Saïd, le ministre comorien de la Culture, qui fait partie d’une importante délégation gouvernementale ayant fait le déplacement à Busan, en Corée du Sud, où sont réunis les 196 Etats membres de l’organisation onusienne. Ces médinas « ne sont pas de simples sites historiques pour nous. Ce sont des villes vivantes, où l’on continue de prier, de commercer et de célébrer les grands moments de la vie exactement comme le faisaient nos aïeux », ajoute-t-il, évoquant une « immense fierté ».
Ces six médinas, dont quatre se trouvent sur l’île de Grande Comore et deux sur celle d’Anjouan, sont les premiers sites des Comores à rejoindre la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, qui compte plus de 1 200 biens culturels et naturels présentant « un intérêt exceptionnel (…) en tant qu’élément du patrimoine mondial de l’humanité tout entière ». « Ce patrimoine est fragile, et par endroits en réel danger. Le classement change la donne : il nous oblige, mais il nous ouvre aussi des portes », déclare le ministre comorien de la Culture.
Avec AFP















