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26 octobre 2026
ÉDUCATION – Les démonstrations et exposition des produits contraceptifs lors des interventions en éducation à la sexualité interdits en milieu scolaire
Des consignes à respecter et des restrictions imposées. La note circulaire révisée sur l’éducation complète à la sexualité (ECS) réglemente et coordonne les interventions sur le sujet en milieu scolaire. Désormais, les acteurs souhaitant intervenir dans les établissements doivent obtenir l’accord du ministère de l’Éducation nationale ou être accompagnés par ses agents formés. Toute démonstration et exposition des produits contraceptifs sont aussi bannies de l’école, selon les consignes présentées lors d’un atelier organisé les 21 et 22 octobre à Antsirabe.
Selon la coordinatrice nationale du programme EVH/ECS auprès du ministère, Dinalalaina Josée Michelle Ravoninjara, les interventions doivent privilégier la transmission d’informations scientifiques sur certaines thématiques et par tranche d’âge. Les démonstrations impliquant des produits contraceptifs sont interdites. Ces règles s’appliquent également aux événements organisés par le ministère en dehors des établissements scolaires, lesquels nécessitent son aval. D’un autre côté, les descentes sur le terrain doivent associer des techniciens formés ou connaissant le programme. L’objectif est de définir clairement la contribution de chaque intervenant et de garantir la cohérence des messages transmis aux élèves.
Pour l’association Fisa Madagascar, les restrictions introduites par la note circulaire de 2023 ont eu des conséquences importantes sur ses interventions auprès des jeunes, notamment les élèves. Selon le responsable du programme Jeunes de l’association, Dr Jean Lucien Randrianarivony, 70 % de ses activités concernent l’ECS. Entre 80 000 et 120 000 jeunes bénéficiaient alors des activités avant, contre seulement 15 000 depuis la publication de la note de 2023.
L’association appelle à adapter les interventions aux réalités quotidiennes et culturelles des jeunes selon les régions. Elle plaide également pour un accès effectif, confidentiel et sans jugement moral aux services de santé sexuelle et reproductive, ainsi que pour un accueil inclusif dans les écoles. La simplification et l’assouplissement des procédures de partenariat avec les autorités éducatives figurent aussi parmi ses recommandations, afin de faciliter le travail des acteurs de terrain et d’atteindre davantage de jeunes.

