Les opérations de contrôles s’enchaînent. Les récentes descentes sur terrain effectuées par l’équipe du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Mesupres) révèlent plusieurs anomalies constatées auprès des établissements d’enseignement supérieur. Des formations lancées sans autorisation, des locaux inexistants et même des diplômes délivrés en quelques jours ou quelques mois. Des irrégularités qui ont conduit à l’avertissement pour certains établissements, voire la fermeture ordonnée pour d’autres.
Les descentes sur le terrain menées par la Direction de l’accréditation et de l’assurance qualité (DAAQ) du Mesupres visent à vérifier la conformité des établissements d’enseignement supérieur publics et privés aux exigences en matière d’autorisation et de qualité. C’était notamment le cas le 10 août à Tanjombato, où une structure faisait déjà sa promotion et recrutait des étudiants alors qu’elle ne disposait pas encore d’une autorisation d’ouverture. Selon le directeur de l’accréditation et de l’assurance qualité, Dr Bearisoa Rakotoniaina, certains établissements ne disposent même pas de bureaux ou de véritables locaux d’enseignement, mais commencent déjà à faire leur publicité et à recruter des étudiants.
En outre, certaines formations sont proposées sur des périodes particulièrement courtes, avec des frais exorbitants. “Une formation de cinq jours, avec un million d’ariary de frais, dispensée en ligne, avec une seule séance de regroupement et un certificat obtenu en une semaine, pose forcément des questions sur la qualité”, souligne le responsable. Plusieurs établissements ont déjà été sommés d’arrêter leurs activités faute d’autorisation ou de documents requis. Deux offres de formation ouverte et à distance privées ont également été fermées pour non-respect des règles en vigueur.
Dans certains cas, le problème concerne directement les diplômes délivrés. Des établissements ont ainsi été fermés pour avoir proposé une Licence au terme d’une seule année d’études. Le ministère rappelle aux étudiants et aux parents la nécessité de vérifier l’autorisation et l’accréditation d’un établissement avant toute inscription ou tout paiement. Le site-web du ministère contient diverses informations concernant les établissements en règle. Aussi, les contrôles vont se poursuivre, y compris dans les régions.















