Antananarivo, 26 octobre, 15h 10 – Une note d’espoir pour le Parc national d’Ankarafantsika![]()
. Aucun point de feu n’a été enregistré à l’intérieur de cette aire protégée et site touristique dans la région de Boeny « depuis cinq mois » selon le ministère de l’Environnement et du développement durable. Le département s’appuie sur des images satellites, publiées sur sa page Facebook ce dimanche, pour confirmer l’information alors que la période de pic des points de feu dans cette zone se situe au mois d’octobre et de novembre.
Pour le ministère, ce résultat est « le fruit d’efforts constants des acteurs locaux ». Il met en avant l’existence d’un pacte réalisé au mois d’Août entre les communautés, les autorités, les leaders traditionnels « pour s’engager dans la protection de la forêt ». « Les sensibilisations et l’éducation effectuées continuellement par les volontaires provenant de Mahajanga viennent renforcer ce pacte », poursuit le département, évoquant au passage « la collaboration étroite entre les gardes forestiers et les Forces de défense et de sécurité ».
Le Parc national d’Ankarafantsika, de près de 136 000 Ha, subit tous les ans les conséquences du phénomène des feux de brousse. En 2018, 444 points de feu ont été recensés tandis qu’un peu moins de la moitié de ce bilan a été enregistré l’année dernière.
En cas de poursuite de cet effort, l’absence de feu devrait permettre le retour de la végétation et de l’écosystème au sein d’un parc qui dispose d’une faune à un taux d’endémicité élevé. Cela devrait permettre à la biodiversité de se régénérer alors que, chaque année, celle-ci subit les affres du feu.
Si les autorités obtiennent des résultats à l’intérieur du Parc aujourd’hui, elles gagneraient à renforcer ce travail de sape aux alentours de l’aire protégée dans le temps. La problématique liée à l’énergie, à l’agriculture, à la sécurité ou encore à l’éducation constitue un défi pour pérenniser les fruits obtenus aujourd’hui.















