FINANCEMENT – L’Unicef évoque des fonds non absorbés par les partenaires gouvernementaux et non-gouvernementaux à lui retourner pour être réalloués

Antananarivo, 6 Janvier, 13h00 – L’Unicef éclaircit sa position et évoque une procédure normale dans le cadre de l’affaire que le Conseil des ministres qualifie de « détournements de fonds publics ». Dans une note diffusée ce vendredi, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) indique qu’un “certain nombre de ministères “ont des fonds en suspens qui n’ont pas été utilisés dans le délai imparti”. Ces fonds en question ont été octroyés par l’Unicef à l’Etat malgache dans le cadre de programme conjoint. “La procédure standard consiste à retourner ces fonds à l’Unicef pour être réalloués”, précise le communiqué.
Dans ses explications, l’Unicef rappelle que ces fonds ont été alloués dans le cadre d’“un Plan de Travail bien défini” et sont “régis par un cadre opérationnel commun”. Les procédures suivies garantissent ainsi “un alignement des dépenses sur les activités prévues”. La présence de ces fonds qui n’ont pas été utilisés a été décelée grâce à un audit mené en 2019.
Evoquant la demande de remboursement de l’Unicef, le rapport du conseil des ministres de mercredi évoque pour sa part des dépenses inéligibles effectuées entre 2014 et 2019. Ces dépenses s’élèvaient à un peu plus de 3 milliards ariary. « Le président de la République a ordonné que des missions urgentes soient menées par l’inspection générale de l’Etat auprès des services concernés par ces dépenses, et que les résultats des enquêtes soient ensuite transférés au niveau du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) pour que des poursuites judiciaires puissent ensuite être engagées », avait indiqué le rapport du conseil des ministres.
Les relations entre l’Unicef et le gouvernement malgache ne devraient pas trop souffrir de cette affaire à en croire le communiqué diffusé ce vendredi. L’Unicef réaffirme son “engagement et sa volonté à soutenir le gouvernement malgache”, peut-on y lire. L’Unicef félicite aussi “l’engagement du Président” dans le processus de recouvrement actuellement mené. Cet engagement, souligne-t-il, visant “à trouver un moyen de clôturer les comptes correspondants”.
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