Antananarivo, 7 Décembre, 12h14 – Des risques à prendre en compte. Le report des dates de bouclage financier des projets hydroélectriques Volobe et Sahofika n’est pas sans impact. Il impactera en premier lieu sur le démarrage effectif de la phase de construction de ces infrastructures. Ce qui va constituer des risques budgétaires et macroéconomiques, soutient le ministère de l’Economie et des finances (MEF) dans le document budgétaire annexé au Projet de loi des finances initiale (PLFI) 2024.
Pour le ministère, le report du bouclage financier, et par conséquent, de la phase de construction et de la production du premier kilowattheure « retardera l’adoption des mesures de redressement et de réformes du secteur de l’électricité et l’amélioration de la situation de la Jirama ». Ce département estime que les contraintes correspondantes pourront contraindre l’Etat à faire des contributions financières supplémentaires au secteur et à la Jirama durant l’année 2024.
Les risques macroéconomiques qui pourraient être générés par le report de la phase de construction de ces projets hydroélectriques sont aussi à considérer. Le ministère estime que ce report entraînera un impact limité des dépenses d’investissement et ses composantes sur la croissance du PIB et dans l’amélioration et la stabilité du niveau du taux de change.
Ainsi, ce qui est attendu de ces deux projets l’année prochaine risque de ne pas survenir, qu’il s’agisse des grandes dépenses d’investissements de leurs promoteurs, des importations de matières premières pour les constructions et ou encore des flux de devises. Le ministère souligne également qu’avec ce report, « les grands enjeux et défis des réformes du secteur de l’électricité ne pourront pas accompagner le développement industriel tel qu’envisagé par le Gouvernement ».
Pour l’instant, les travaux techniques et les négociations financières pour l’aboutissement du bouclage financier de ces deux projets hydroélectriques se poursuivent encore, indique le ministère. Les accords de projets relatifs au développement des centrales de Sahofika et de Volobe ont été signées en 2016. Mais il a fallu attendre novembre 2021 pour que les contrats de concession et d’achat d’énergie pour Sahofika soient signés, et mai 2023 pour la conclusion des contrats de concession et d’achat d’énergie pour Volobe.
La durée de concession du Consortium Neho qui est le promoteur du projet Sahofika, d’une capacité de 192 mégawatts, est de 25 ans à compter de la date de mise en service commerciale de sa centrale. La durée de concession de la Compagnie générale d’hydroélectricité de Volobe (CGHV) qui est le promoteur de ce projet d’une capacité de 120 mégawatts est aussi de 25 ans à compter de la date de mise en service commerciale de sa centrale.















