Le projet de terres rares d’Ampasindava bénéficie du soutien financier des États-Unis. La U.S. International Development Finance Corporation (DFC) annonce, le 7 août, l’octroi d’un financement destiné au développement de ce projet porté par la société Harena Resources. Le montant annoncé s’élève à 4,84 millions de dollars, selon les informations communiquées par la compagnie minière. Il s’agit du premier investissement de cette agence américaine dans le secteur minier à Madagascar.
L’annonce a été faite lors d’un évènement consacré à l’industrie minière américaine, organisé au Département d’État. Cette table ronde présidentielle sur l’industrie minière est présentée comme la plus grande réunion du genre entre un président américain et des dirigeants du secteur depuis plus de 120 ans. Un fact sheet de cette réunion situe l’investissement de la DFC à Madagascar parmi une série de plus de 2 milliards de dollars d’annonces le même jour incluant notamment des investissements du Département de la Guerre dans les aimants, les batteries et le scandium, ainsi que plus de 180 millions de dollars destinés à la formation de la future main-d’œuvre minière américaine.
D’après la compagnie minière, ce financement doit permettre de faire avancer le projet vers sa phase de production, notamment à travers les procédures d’autorisation, les études et programmes environnementaux et sociaux, le développement d’une usine pilote ainsi que différents travaux techniques. La compagnie minière annonce en passant dans un communiqué publié ce mardi la signature de son cahier de charges.
Le directeur général de la DFC, Ben Black, présente cet investissement comme une illustration de la politique de sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques voulue par l’administration Trump. “Le président Trump veille aux intérêts du peuple américain et a fait de la sécurisation de nos chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques une priorité nationale”, déclare-t-il. “À travers des projets comme celui de Harena, la DFC contribue à élargir l’accès des États-Unis à ces matériaux essentiels et à proposer à nos partenaires des solutions de financement transparentes et de qualité”, poursuit-il, évoquant la fierté de la DFC “de soutenir des investissements qui renforcent la sécurité économique des États-Unis et créent des opportunités économiques durables, tant pour les États-Unis que pour Madagascar”.
De son côté, Ivan Murphy, président exécutif de Harena, estime que cet investissement constitue une reconnaissance importante de la qualité du projet malgache. Il souligne également la volonté de contribuer à réduire la pénurie de métaux utilisés dans les aimants et de terres rares lourdes, tout en renforçant la sécurité des approvisionnements des États-Unis et de leurs partenaires.
Le projet Ampasindava, détenu à 100 % par Harena, porte sur un important gisement de terres rares à argiles ioniques à Madagascar. Il contient notamment du néodyme, du dysprosium et du praséodyme, utilisés dans la fabrication d’aimants puissants pour les véhicules électriques, la robotique, l’électronique et certaines technologies de défense.















