Antananarivo, 29 Mai, 13h15 – Interpellations. Des organisations de la société civile dénoncent que des travaux aient été engagés en vue de la construction de l’autoroute Antananarivo – Toamasina alors qu’aucun permis environnemental n’ait encore été délivré au projet. Dans un communiqué publié samedi, elles demandent aux autorités de « suspendre les travaux en cours pour permettre un débat préalable public inclusif ». L’objectif, soulignent-elles, est de faire connaître « l’itinéraire final et complet de la construction », de donner « des informations sur les pertes et bénéfices socioéconomiques et environnementaux engendrés » par le projet, de faire preuve de transparence sur « l’origine, les conditions et le volume réel des transactions financières des investissements » ainsi que d’assurer « le respect du droit de propriété foncière protégé par l’article 34 de la Constitution ».
Pour les OSC signataires du communiqué, ces préalables n’ont pas été respectés par les autorités. Or, insistent-elles, « l’itinéraire choisi par le gouvernement pour l’autoroute devrait traverser
des sites protégés emblématiques et inestimables pour leurs richesses biologiques, physiques
et écosystémiques ». Elles parlent, entre autres, de l’aire protégée d’Anjozorobe-Angavo, de la zone Ramsar de l’Alaotra et du Corridor forestier d’Ankeniheny-Zahamena ».
Reconnaissant et appréciant la démarche actuellement menée par l’Offuce nationale pour l’environnement (ONE) pour évaluer les études d’impact environnemental déjà effectuées au nom de l’entreprise titulaire des travaux, le collectif souhaite que celle-ci soit néanmoins « transparente, inclusive et dénuée d’illégalités vis de l’intérêt général de la Nation et des communautés Malagasy déjà pauperisées et qui vivent au jour le jour ». Il déplore également que « la démarche de consultation publique actuelle soit mené dans un très court délai ».
Il y a quelques jours, les autorités ont annoncé le lancement des travaux d’évaluation des études d’impact environnemental du projet à travers des consultations et des enquêtes publiques. C’est seulement après consolidation des résultats des évaluations techniques et publiques que l’ONE et le Comité technique d’évaluation vont statuer sur l’octroi ou non du Permis environnemental. Ce permis sera ensuite assujetti d’un Cahier de charges environnementales (CCE) qui va contenir les obligations du promoteur pour la durabilité du projet et le maintien d’une justice environnementale pour que ce soient les impacts positifs du projet qui priment.















