Les procédures de signalement de violences ou de disparitions allégées. Les citoyens peuvent désormais signaler en ligne des cas de violences basées sur le genre (VBG) ainsi que des disparitions de personnes, grâce à une plateforme numérique accessible à tout moment.
Le lancement officiel de ce nouvel outil a été annoncé ce lundi à Anosy par le ministre de la Sécurité publique, l’inspecteur général de police Erick Michel, en présence des responsables de son département. Cette initiative vise à simplifier les démarches des victimes, de leurs proches et des témoins, tout en accélérant la prise en charge des signalements.
Accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 depuis un ordinateur ou un smartphone connecté à Internet, le portail https://www.vbg.pn.gov.mg permet de déclarer des cas de VBG, qu’ils aient été commis en ligne ou hors ligne, ainsi que des disparitions de personnes majeures ou d’enfants, sans qu’une inscription préalable ne soit nécessaire.
La plateforme offre également la possibilité d’effectuer un signalement de manière anonyme. Les utilisateurs qui le souhaitent peuvent toutefois renseigner leur identité. Ils sont ensuite invités à indiquer leur localisation et à décrire les faits. En cas de disparition, une description détaillée de la personne recherchée ainsi qu’une photographie peuvent être jointes afin de faciliter les recherches.
Après validation du formulaire, un numéro de dossier est attribué afin de permettre le suivi en temps réel du traitement du signalement. Dès sa réception, “le signalement est pris en charge par les administrateurs du portail VBG de la Brigade féminine de proximité (BFP)”, explique un responsable du ministère de la Sécurité publique. Ceux-ci sont chargés d’examiner et de filtrer les informations reçues, de les transmettre au service compétent et d’orienter les victimes vers la structure compétente la plus proche de leur circonscription.
