Antananarivo, 15 septembre, 13h45 – La question sur l’adoption d’une loi spécifique pour protéger les lanceurs d’alerte mise sur la table. Interrogé sur le sujet lors d’un débat par visioconférence organisé par Transparency International – Initiative Madagascar (TI/IM), Herilaza Imbiki, secrétaire général du ministère de la Justice, a reconnu la nécessité d’un tel texte afin de protéger ces individus et groupes qui révèle ou signale des comportements illicites ou dangereux constituant une menace pour le bien commun, l’intérêt général.
Le secrétaire général du ministère de la Justice rappelle l’existence des dispositions légales qui protègent déjà les témoins dans des affaires de corruption ainsi que les individus qui dénoncent de façon anonyme des cas de corruption. La loi sur la communication qui prévoit des dispositions sur la protection des sources des journalistes fait également partie de ces dispositions légales. Mais selon Ketakandriana Rafitoson, directeur exécutif de TI/IM, « il est sans doute temps de réfléchir à la mise en place d’une telle loi ».
Herilaza Imbiki estime néanmoins que cette loi, si elle est adoptée, ne devrait pas uniquement se contenter de protéger les lanceurs d’alerte. Il insiste sur l’importance de prévoir des dispositions répressives de façon à prévenir les dénonciations calomnieuses ou autres fausses informations lancées par des individus qui pourraient profiter du statut de lanceur d’alerte.