Antananarivo, 22 Novembre, 7h45 – Une administration fiscale qui se veut rassurante. Dans un communiqué publié ce jeudi, la direction générale des impôts apporte des clarifications sur le projet de taxe sur les transactions mobiles. Et pour rassurer les utilisateurs de mobile money, elle rappelle que la nouvelle mesure ne devrait avoir aucun impact pour les transferts inférieurs à 150 000 ariary.
L’administration fiscale parle alors de “petits transferts [qui] restent inchangés”. Dans cette catégorie, elle inclut le “soutien familial” qui concerne la nourriture, l’éducation, la santé. Elle évoque également les “dépenses courantes” comme les loyers, les factures et les courses, ou encore “l’envoi d’argent vers les régions ou les villages”.
Pour la direction générale des impôts, l’approche choisie “garantit une protection accrue pour les plus vulnérables”. En ne taxant pas les “petits transferts”, et en limitant la perception aux transferts supérieurs à 150 000 ariary, elle estime “préserver les familles aux revenus modestes”.
Pour motiver la décision de l’Etat, l’administration fiscale rappelle qu’il s’agit d’élargir l’assiette fiscale. Elle indique que “les fonds collectés seront dédiés à l’amélioration des services publics”, ce qui inclut “la continuité des services publics essentiels” mais aussi “le financement du développement des infrastructures collectives”.
Pour poursuivre ses explication, la direction générale des impôts souligne également que la taxe ne s’applique pas aux opérations de dépôt quel que soit le montant ni au transfert de compte à compte d’une même personne ni au paiement d’impôt via hetraphone. Il en est de même pour la réception d’argent sauf s’il s’agit d’un transfert venant de l’étranger.
Des utilisateurs ont montré leur inquiétude par rapport à ce qui va se passer si cette mesure était appliquée. Les opérateurs en mobile money, eux, craignent que cette taxe ne soit “un fardeau pour les 23 millions de Malgaches qui utilisent leurs services” et ne “mettent en péril l’économie nationale ainsi que l’avenir de l’inclusion financière”.















