Antananarivo, 7 Juin, 16h02 – La Banque centrale de Madagascar (BCM) n’a toujours pas reçu de réponse de la part de la raffinerie sud-africaine Rand Refinery pour la conversion en or monétaire de l’or qu’elle a stocké. Ce sont les raffineries suisses qui ont répondu à l’appel à collaboration qui avait été lancé, confie le ministre des Mines et des ressources stratégiques (MMRS), Herindrainy Rakotomalala, lors d’une émission spéciale sur la chaîne de télévision publique la semaine dernière. Ce responsable de l’administration minière s’est déjà rendu en Suisse pour avancer dans les préparatifs des procédures afférentes à cette opération de conversion d’or.
Sans délivrer l’identité de la raffinerie suisse en question, le ministre Herindrainy Rakotomalala rassure que le choix qui avait été fait répond à l’attente du Fonds monétaire international (FMI) en termes de politique monétaire. Le FMI exige en effet que seules les raffineries accréditées par l’autorité du marché de l’or, le London bulllion market association (LBMA), effectuent la conversion de l’or de la BFM en or monétaire. Le ministre rappelle que la Banque centrale dispose actuellement de 1,003 tonnes d’or.
Par ailleurs, il ne reste plus que 11 fournisseurs d’or pour la Banque centrale s’ils étaient 16 opérateurs à être sélectionnés au début du processus et qu’au moins trois appels à manifestation d’intérêt pour cet approvisionnement avaient été lancés. Le ministre Herindrainy Rakotomalala souligne alors qu’en plus de remplir les obligations administratives, fiscales et parafiscales et de s’engager à rapatrier les recettes en devises puis les céder sur le MID, l’or livré par les opérateurs à la BCM ne doit pas seulement être d’une pureté supérieure mais doit surtout être de l’or éthique. C’est-à-dire que l’or livré à la Banque centrale devra se distinguer par son respect des conditions de travail, des droits de l’homme et de l’environnement.
Les autorités malgaches veulent ainsi faire bonne image. Elles se disent en effet conscientes des « inquiétudes exprimées par le FMI relatives à l’achat d’or non raffiné auprès d’opérateurs locaux, au raffinage et à la certification de l’or qui sont considérés comme étant des opérations hors du mandat principal d’une banque centrale », dans le cadre de la première revue du FEC. Le FMI avait ajouté à l’époque que « ces activités créent des risques potentiels de gouvernance, de réputation, de liquidité quasi-budgetaire et financière pour la BCM ».















