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30 octobre 2026
PARTENARIAT – Offensive américaine assumée pour les terres rares en Afrique et Madagascar
Un message lancé. Les Etats-Unis prônent un partenariat gagnant-gagnant, discuté et défendu d’une manière ouverte, entre autres, dans des domaines comme les ressources naturelles. Derrière ce discours, Washington cherche à sécuriser ses approvisionnements en minerais critiques pour ses industries. Madagascar figure parmi les pays concernés par cette stratégie.
“L’Amérique du président Trump est prête à travailler avec vous [Afrique]”, lance Jacob Helberg, sous-secrétaire d’État américain chargé de la croissance économique et numérique entre les États-Unis et les pays africains dans une vidéo partagée par l’ambassade des Etats-Unis mercredi.
Jacob Helberg plante le décor sur la démarche liée au partenariat entre les Etats-Unis et les pays africains. “Qu’est-ce qu’un partenariat ? Non pas un contrat où l’un signe et l’autre subit, mais un pacte où chacun apporte, où chacun reçoit, où chacun défend ses intérêts à visage découvert”, lance-t-il. *L’amitié entre les peuples n’est solide que lorsqu’elle est lucide”, poursuit-il.
Les Etats-Unis s’activent pour diversifier ses sources et réduire leur dépendance sur les minerais critiques. Une stratégie affichée au moment où la concurrence entre les grandes puissances est féroce dans la course à l’accès à ces matières premières, essentielles pour les industries de défense, de l’énergie et des technologies.
L’administration américaine veut montrer qu’elle ne se dérobe pas sur ses intentions et le fait savoir. “Oui l’Amérique veut sécuriser ses approvisionnements en minerais critiques et en terres rares, développer ses industries, ouvrir des marchés à ses entreprises. Nous ne le cachons pas ; nous le proclamons”, soutient Jacob Helberg.
Le sous-secrétaire d’État américain chargé de la croissance économique et numérique entre les États-Unis et les pays africains plante le décor sur la démarche. “Quand nous parlons de minerais, nous parlons de transformation et de valeur ajoutée sur le sol africain (…) avec des actes (…) posés », soutient-il.
Face à la concurrence, les Etats-Unis veulent prôner la transparence, la souveraineté et les intérêts réciproques. Il s’agit de proposer aux gouvernements africains des solutions de financement et des partenariats industriels, mais également de convaincre ces pays que les projets soutenus par Washington peuvent offrir une meilleure maîtrise de la valeur créée localement.
Jacob Helberg cite, entre autres, le cas de Madagascar avec l’annonce d’un financement en faveur du projet porté par la compagnie britannique Harena Rare Earths pour l’exploitation d’Ampasindava. Il s’agit d’un financement à hauteur de 4,84 millions de dollars, par le biais la Société américaine de financement du développement international (DFC), pour les travaux liés à une usine pilote, les analyses en laboratoire et les programmes environnementaux.
Ailleurs, Jacob Helberg évoque la signature de prêt pour la réhabilitation du port de Lobito, les 1300 km de voies ferrées en Angola en 2025, la lettre d’intérêt pour la réhabilitation partielle du chemin de fer en République démocratique de Congo (RDC). Il en est de même de l’annonce de financement d’une étude pour préparer le déploiement d’environ 1500 stations de téléphonie mobile au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Nigeria.
“L’avenir de l’Afrique appartient aux Africains. Personne ne l’écrira à sa place”, déclare Jacob Helberg. “Mais l’Amérique du président Trump est prête à travailler avec vous [pays africains]. Avec respect, parce que vous êtes souverains. Avec détermination, parce que le temps presse. Avec la volonté de réussir, parce que nous ne réussirons qu’ensemble”, conclut-il.

