PARTENARIAT – Suspendue, la coopération de Madagascar avec la Banque européenne d’investissement ne reprendra qu’après la signature du nouvel accord liant l’Union européenne et les membres de l’OEACP
Antananarivo, 8 Février, 11h50 – Un engagement à formaliser. Madagascar n’a plus participé aux discussions sur la coopération entre l’Union européenne (UE) et l’Organisation des Etats d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (OEACP) depuis la fin de l’année 2023, rapporte le Conseil des ministres de mercredi. La coopération de la Grande île avec la Banque Européenne d’investissement (BEI) est également suspendue et ne pourra reprendre qu’après la signature par Madagascar du nouvel accord entre les Etats membres de l’UE et ceux de l’OEACP dont elle est membre, poursuit encore le compte rendu de la réunion hebdomadaire de l’Exécutif.
Comme rappelé dans ce communiqué, le Conseil des ministres de l’ACP-UE avait adopté une décision relative à la signature et à l’application provisoire du nouvel accord de partenariat ACP-UE au mois de juillet 2023. A la date de 18 janvier 2024, 27 pays membres de l’UE et 65 sur les 79 pays membres de l’ACP avaient déjà procédé à la signature de cet accord, dont l’application provisoire a débuté le 1er janvier 2024.
Madagascar figure parmi les pays qui n’ont pas encore procédé à la signature de ce nouvel accord entre l’UE et l’ACP. Les autorités locales se défendent en avançant la tenue des élections au pays l’année dernière et l’absence d’un président de la République qui pouvait prendre une telle décision à l’époque. L’Etat annonce en tout cas son intention de s’y atteler le plus rapidement bien que le pays ait encore jusqu’au 24 mai 2024 pour le faire.
Selon le Conseil de l’Union Européenne, le nouvel accord ACP-UE servira de cadre juridique global aux relations entre les deux parties pour les vingt prochaines années. Cet accord succédera à l’accord de Cotonou et sera dénommé l’Accord de Samoa. Il couvre des thèmes tels que le développement et la croissance durables, les droits de l’homme ou encore la paix et la sécurité.
Pour ce qui est de la BEI, c’est un des partenaires financiers de la Grande île qui a jusqu’ici financé 43 projets depuis le début de ses interventions à Madagascar. Son portefeuille lui avait permis d’appuyer des projets d’investissement solides et durables dans la Grande île, a atteint 920 millions d’euros. La BEI figure également parmi les bailleurs de fonds traditionnels que l’Etat malgache entend privilégier avec leurs financements concessionnels et semi-concessionnels.