Il y a quelques mois, le centre Madcap Isotry accueillait 200 personnes sans-abri. Depuis quelques semaines, la fréquentation du centre augmente. Aujourd’hui, il accueille plus de 460 sans-abri chaque nuit, si l’on en croit le directeur régional de la Population et de la solidarité (DRPS) Analamanga, Dina Michel Ramananirina. Une augmentation qui est due à la mise en oeuvre, depuis juin, d’une nouvelle stratégie privilégiant la sensibilisation et l’adhésion volontaire plutôt qu’une prise en charge imposée.
Lors des descentes nocturnes, les équipes misent désormais sur le dialogue pour convaincre les personnes vivant dans la rue de rejoindre les centres d’accueil. Auparavant, celles-ci y étaient directement conduites. Un mois après le lancement de cette approche, les autorités estiment que les premiers résultats sont encourageants.
Certaines familles résident de manière permanente au centre Madcap, tandis que d’autres y séjournent temporairement avant de repartir. Grâce au transfert progressif de certains bénéficiaires vers le centre Seba situé à Isotry même, de nouvelles places se libèrent. Six nouveaux ménages ont d’ailleurs intégré le centre le 12 juillet, à en croire le DRPS Analamanga. Les admissions y restent ouvertes à toute personne sans-abri, à l’exception de celles nécessitant une prise en charge médicale préalable.
Le nombre de bénéficiaires varie toutefois selon les périodes de l’année. Pendant la saison des pluies, le centre fonctionne généralement à pleine capacité. En hiver, certains résidents retournent temporairement dans leurs villages pour participer à des cérémonies familiales, comme le famadihana ou les circoncisions, ou pour prendre part à des activités en milieu rural. Les autorités espèrent que cette approche, fondée sur l’écoute, l’accompagnement et le volontariat, permettra de réduire durablement le nombre de personnes vivant dans la rue tout en favorisant leur réinsertion et leur protection sociale.















