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27 octobre 2026
SANTÉ – Lygie Zafitasondry appelle les femmes à se faire dépister sans attendre pour prévenir le cancer
Le dépistage précoce peut sauver des vies et le cancer n’est pas une maladie honteuse. Lygie Zafitasondry, épouse du Haut conseiller de la Refondation (HCR), le médecin général Marcellin Zafitasondry, appelle les femmes malgaches à prendre leur santé en main. Se faire dépister et consulter un médecin dès l’apparition de changements corporels inhabituels font partie des gestes essentiels à adopter, selon elle. Elle s’est exprimée lundi, à l’occasion des journées portes ouvertes organisées dans le cadre d’Octobre rose à la Polyclinique d’Ilafy.
Pour Lygie Zafitasondry, la mobilisation actuelle ne doit pas se limiter au mois d’octobre, mais se poursuivre tout au long de l’année. “Les femmes doivent se faire dépister et ne pas attendre trop longtemps dès qu’elles constatent des changements inhabituels dans leur corps”, insiste-t-elle. Elle rappelle également que les personnes atteintes de cancer ne doivent pas être marginalisées. À l’endroit des hommes, elle souligne que la santé des femmes est précieuse et contribue aussi au bien-être de leur foyer.
Sur le terrain, la campagne d’Octobre rose se traduit par plusieurs initiatives, allant des actions de sensibilisation aux examens complémentaires proposés dans certaines structures de santé, en passant par les dépistages gratuits et les témoignages de patients et de survivants. À la Polyclinique d’Ilafy, des dépistages des cancers féminins sont proposés gratuitement, de même que des scanners tumoraux aux patients atteints de cancer, une étape indispensable avant la radiothérapie.
L’objectif est de détecter la maladie suffisamment tôt. Selon les données présentées par le directeur médical de l’établissement, le Dr Georges Rakotoarison, une étude menée auprès d’une clinique de Fianarantsoa indique que 27 % des nouveaux cas de cancers féminins y sont diagnostiqués à un stade avancé. Plusieurs moyens de prévention et de dépistage peuvent être mobilisés, notamment l’autopalpation et la mammographie pour le cancer du sein, ainsi que la vaccination contre le papillomavirus humain (HPV) et les frottis cervicaux pour le cancer du col de l’utérus.
Mais le dépistage ne suffit pas sans un accès aux traitements. Selon Nelly Raharin’ny Soa, administratrice provisoire de la Polyclinique d’Ilafy, Madagascar ne dispose que de trois appareils de radiothérapie sur l’ensemble du territoire, alors que la norme évoquée prévoit un appareil pour 250 000 habitants. Ce déficit complique la prise en charge des patients et souligne la nécessité de renforcer les capacités sanitaires du pays.

