Le nom du nouveau président de la délégation spéciale (PDS) de la Commune urbaine d’Antsirabe devrait être connu ce jeudi. Cette nomination prévue dans les prochaines heures devrait permettre de relancer le fonctionnement administratif de la commune, en rétablissant les prérogatives nécessaires au paiement des salaires des employés communaux. Sa prise de fonction est prévue vendredi, après la cérémonie de passation de service.
L’arrêté de nomination est déjà parvenu à la préfecture de Vakinankaratra, indique la préfète d’Antsirabe, Voahangindraibe Ravakiniaina Randrianaivo. La notification officielle est programmée ce jeudi et ce n’est qu’à l’issue de cette procédure que l’identité du nouveau PDS sera rendue publique. “L’arrêté de nomination est déjà arrivé. Nous allons procéder à la notification et ce n’est qu’après cette étape que l’identité du PDS sera rendue publique”, précise-t-elle.
Selon la préfète, l’installation du nouveau PDS est indispensable pour permettre à la commune de disposer à nouveau d’un ordonnateur habilité à engager et à ordonnancer les dépenses publiques. Depuis le décès du maire par intérim, le colonel Roland Rakotoson, la gestion de la commune est assurée par le deuxième adjoint au maire, dont les attributions étaient limitées aux affaires courantes. “L’autorité assurant l’intérim était limitée à la gestion des affaires courantes et ne disposait pas de la qualité d’ordonnateur. À ce titre, elle n’était pas habilitée à engager ni à ordonnancer les dépenses, notamment le paiement des salaires”, explique-t-elle.
Cette nomination est particulièrement attendue par les employés de la Commune urbaine d’Antsirabe, qui ont entamé un mouvement de grève mercredi. Les agents ont fermé les bureaux de la commune pour réclamer le paiement de leurs salaires et dénoncer les retards accumulés. Le Syndicat des employés de la Commune urbaine d’Antsirabe (Secua) indique que certains agents totalisent jusqu’à 17 mois d’arriérés de salaire. Selon le syndicat, les employés comptaient déjà 14 mois d’impayés avant la démission du maire, le 11 mai. Les salaires des mois de mai, juin et juillet se sont ensuite ajoutés à ces arriérés.
Le syndicat rappelle que la nomination d’un président de la délégation spéciale était attendue depuis cette démission afin de débloquer la situation administrative et financière de la commune. Le syndicat précise que ce mouvement de grève s’inscrit dans la continuité de plusieurs mobilisations organisées ces derniers mois pour réclamer le paiement des salaires, davantage de transparence dans la gestion de la commune et une amélioration de la gouvernance.















