Antananarivo, 4 Août, 21h47 – “Quand c’est moi qui le dis, c’est la vérité. Que ceux qui contestent cette version en apportent la preuve”. Le Premier ministre Christian Ntsay martèle que la présence d’agents du FBI (Federal Bureau of Investigations) à Madagascar relève d’une initiative malgache et de nulle autre.
⭕“Je confirme que c’est nous qui avons demandé que le FBI vienne à Madagascar”, insiste-t-il en marge de la cérémonie de prestation de serment des membres de la Commission malgache de l’informatique et des libertés (Cmil). “Si le FBI est ici, c’est à notre demande en vue de faire des enquêtes”, poursuit-il.
⭕Ces enquêtes liées à l’affaire d’immatriculation provisoire de cinq aéronefs Boeing 777 visent à découvrir “quels opérateurs ont activé ces avions et ont agi depuis la Chine jusqu’en Iran, en passant par Djakarta en Indonésie et le Cambodge”. “Ce dossier dispose de plusieurs ramifications secrètes”, ajoute-t-il pour soutenir la présence d’enquêteurs internationaux sur le dossier. “Cela nécessite des enquêtes approfondies et costaudes”, souligne-t-il encore.
⭕Mais au-delà de l’expertise américaine, il s’agit aussi pour la Grande île de montrer sa volonté de lutter contre toute tentative d’instrumentalisation du pays dans des réseaux criminels transnationaux. “Nous devons empêcher que de tels actes se reproduisent à l’avenir”, indique Christian Ntsay.
⭕Pour l’instant, les enquêtes malgaches ont permis d’arrêter deux principaux suspects dans cette affaire. Ceux-ci sont soupçonnés d’avoir falsifié les documents qui leur ont été remis par les autorités malgaches, transformant entre autres la date d’expiration du contrat. Valéry Ramonjavelo, ministre des Transports au moment des faits, a également été limogé suite à cette affaire.
Photo : Bureau du Premier ministre















