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23 octobre 2026
BUDGET 2027 – Une croissance de 5,1 % attendue, les investissements soumis à des arbitrages
Le gouvernement engage les arbitrages budgétaires pour l’année 2027. Réuni mercredi 21 octobre à Ambohijanaka, sous la conduite du Premier ministre Mamitiana Rajaonarison, le gouvernement a examiné les prévisions économiques et les priorités de dépenses qui serviront à finaliser le projet de loi de finances initiale (PLFI) 2027. La croissance économique est attendue à 5,1 % en 2027, contre 4,1 % en 2026. Une légère hausse dans cette projection de 2026 si les prévisions étaient de 3,8% dans la loi de finances rectificative.
Les différentes lignes de ce budget étaient présentées en conseil des ministres ce mercredi avant son bouclage final. Les techniciens du ministère de l’Economie et des finances ne disposent plus que dix jours pour ficeler les documents composant le projet de loi de finances 2027. Le projet devrait être déposé au niveau de l’Assemblée nationale avant la date du 31 octobre.
Les prévisions budgétaires présentées par le ministère de l’Économie et des Finances font état de recettes fiscales estimées à 6 721,6 milliards d’ariary pour 2027, selon un communiqué du Bureau du Premier ministre. Les recettes totales, dons compris, devraient atteindre 16 543,7 milliards d’ariary, tandis que les dépenses publiques sont évaluées à 20 825,6 milliards d’ariary.
Dans ce contexte, le gouvernement entend renforcer la mobilisation des recettes publiques, lutter contre la fraude et la corruption et mieux maîtriser les dépenses. La préservation du pouvoir d’achat de la population figure également parmi les préoccupations abordées lors de cette réunion.
Par ailleurs, la sélection des investissements publics constitue l’un des principaux enjeux de ces arbitrages. Au total, 724 projets ont été soumis, pour des besoins de financement évalués à 28 680 milliards d’ariary. Or, l’enveloppe budgétaire disponible pour leur répartition ne s’élève qu’à 1 000 milliards d’ariary.
Face à cet écart, le gouvernement privilégie une sélection des projets jugés les plus prioritaires, notamment dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures routières et du développement local. L’objectif affiché est de concentrer les ressources disponibles sur des réalisations susceptibles d’avoir des retombées concrètes pour la population.
Le secteur agricole figure également parmi les domaines retenus. Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de faciliter l’accès des agriculteurs aux semences de riz hybrides et aux engrais de qualité, avec pour objectif d’atteindre un rendement de quatre tonnes par hectare en 2027, selon le communiqué.
Les besoins en personnel de la fonction publique ont, par ailleurs, été examinés. Sur les 39 397 postes sollicités, 17 885 ont été proposés comme prioritaires. Le secteur de l’Éducation nationale représente à lui seul un besoin estimé à 9 000 agents.

