Une journée de recueillement non travaillée pour rendre “hommage aux victimes des enlèvements et des meurtres destinés à perturber la stabilité politique de l’Etat malgache”. Un décret présidentiel publié mercredi annonce une “journée de deuil national chômée et payée” ce vendredi. Cette mesure vient s’ajouter à la mise en berne des drapeaux ainsi qu’à l’interdiction des festivités publiques et des ventes de boissons alcoolisées, dispositions habituelles prises pour les journées de deuil.
Pour les autorités, les événements de ces dernières semaines qui ont conduit au décès d’au moins une demi-douzaine de personnes après le signalement de leur disparition constituent des actes de déstabilisation. Lors de l’une de ces dernières sorties publiques, le chef de l’Etat a évoqué des “actions terroristes, peut-être pour faire croire à l’international que Madagascar est instable”.
Dans une déclaration vidéo diffusée par le ministère de la Justice, le ministre délégué à la Gendarmerie nationale, le Général Bama Marima, évoque 200 signalements de disparition ces dernières semaines. Sur ces 200 cas, six ont perdu la vie. Parmi ces victimes, “certains ont fait l’objet de sacrifice, d’autres ont été victimes de vengeance, d’autres se sont suicidés, d’autres se sont fait agresser et ont subi des coups et blessures volontaires”, rapporte le ministre. Il indique également que 19 personnes sont encore recherchées tandis que 75 autres ont été retrouvées. Il regrette aussi que d’autres disparus soient rentrés mais que leur retour ne soit pas signalé aux autorités.















