L’Organisation mondiale de la santé (OMS) annonce la mise à disposition de 70 000 doses du vaccin Ervebo pour soutenir la réponse à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC). Le vaccin est homologué contre la souche Zaïre du virus, mais son efficacité contre la souche Bundibugyo, responsable de l’actuelle flambée en RDC, reste à établir.
Sur ce stock, 20 000 doses seront utilisées dans un essai clinique de phase 3 destiné à évaluer l’efficacité du vaccin contre la souche Bundibugyo. Les 50 000 autres sont destinées aux travailleurs de première ligne et aux professionnels de santé, précise l’OMS.
La RDC avait sollicité la semaine dernière des doses du stock mondial géré par le Groupe international de coordination (GIC), avec le soutien financier de l’Alliance du vaccin (Gavi). Le gouvernement congolais a été informé lundi de cette première mise à disposition.
L’efficacité du vaccin encore incertaine
L’Ervebo, produit par le laboratoire américain Merck, est homologué contre la souche Zaïre. Les experts ne savent pas encore s’il protège les humains contre la souche Bundibugyo. Des données en laboratoire et sur des animaux suggèrent toutefois qu’il pourrait offrir une certaine protection.
L’OMS recommande que les personnes vaccinées soient informées des bénéfices potentiels, des risques et des limites du vaccin et donnent leur consentement éclairé, notamment dans le cadre de l’essai clinique.
Deux autres vaccins ciblant la souche Bundibugyo sont en essais cliniques, développés respectivement par Moderna et l’Université d’Oxford. Un autre candidat, le rVSV Bundibugyo, est présenté par l’OMS comme le plus prometteur.
Plus de 2 400 décès
Déclarée officiellement le 15 mai, la 17e épidémie d’Ebola en RDC a déjà fait 2 420 morts sur 5 105 cas confirmés, selon les dernières données citées par l’OMS. Elle est considérée comme la flambée la plus meurtrière jamais enregistrée dans le pays.
L’épidémie touche notamment des régions du nord et de l’est de la RDC, où les difficultés d’accès aux soins compliquent la riposte. Mardi, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait estimé qu’elle était encore “loin d’être maîtrisée”.
Le virus Ebola se transmet principalement par contact direct avec les fluides corporels d’une personne infectée ou décédée. Il peut provoquer une maladie grave, notamment une fièvre hémorragique.
Avec AFP















