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SOCIÉTÉ – Les stéréotypes freinent les hommes victimes de violences basées sur le genre dans le dépôt de plaintes
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05 novembre 2026

SOCIÉTÉ – Les stéréotypes freinent les hommes victimes de violences basées sur le genre dans le dépôt de plaintes

Les hommes victimes de violences basées sur le genre (VBG) restent peu nombreux à solliciter les centres d’écoute. En septembre dernier, sur les 34 plaintes enregistrées au centre d’écoute et de conseil juridique de la direction régionale de la population et des solidarités de Vakinankaratra, les signalements effectués par des hommes étaient minoritaires. Le poids des stéréotypes sociaux et la méconnaissance de ces formes de violence figurent parmi les facteurs qui les empêchent de dénoncer les faits.

Les hommes qui se présentent au centre font notamment état de conflits conjugaux, d’infidélité de leur épouse ou de rapports de domination au sein du foyer, explique Vonimboahangy Randrianarisoa, responsable du centre d’écoute et de conseil juridique de la DRPS de Vakinankaratra. Certains disent ne plus avoir leur mot à dire dans les décisions familiales, notamment lorsque leur épouse dispose d’une situation économique plus favorable. D’autres évoquent des tensions liées à leur dépendance financière envers leur conjointe, qui peuvent parfois conduire à une séparation.

Le regard de la société constitue également un obstacle à la dénonciation. “Les hommes sont souvent considérés comme des personnes fortes qui ne doivent ni pleurer ni se plaindre”, souligne la responsable. La peur du jugement de l’entourage, la fierté masculine et la méconnaissance des violences basées sur le genre contribuent ainsi à maintenir certaines victimes dans le silence.

Pourtant, les hommes bénéficient de la même prise en charge que les femmes dans les centres d’écoute. Celle-ci comprend une écoute, une évaluation de la situation, des conseils et un accompagnement moral. Selon les cas, les victimes peuvent être orientées vers les services compétents et accompagnées dans leurs démarches. La loi relative à la lutte contre les violences basées sur le genre encadre cette prise en charge et permet à toute victime, quel que soit son sexe, de solliciter une assistance.

Ces questions figuraient parmi les thèmes abordés lors d’une formation sur la vaccination et le genre destinée aux journalistes, organisée à Antsirabe du 26 au 30 octobre dernier. Vingt-cinq journalistes issus d’associations de médias d’Antananarivo, d’Antsirabe et de Fianarantsoa y ont participé. La formation a été coorganisée par les ministères de la Santé publique, de la Population et de la Solidarité, de la Communication et de la Culture, ainsi que le Studio Sifaka, avec le soutien financier de l’Unicef.

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